Mar. Mar 5th, 2024

Par Claudia Fortin 

Le verdict est tombé : une hausse considérable des températures mondiales en comparaison à la réalité préindustrielle jouant entre 2,5 et 2,9 °C sera inévitable. C’est du moins ce que prédit l’Organisation des Nations Unies (ONU), à moins que des changements capitaux soient mis en place par tous les pays. Le Canada se retrouve dernier de file avec un écart de 27 % entre les engagements pris et les contributions déterminées au niveau national (CDN).  

C’est ce qu’énonce le Rapport 2023 sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions publié par le programme pour l’environnement de l’ONU. L’un des messages principaux qu’envoie cet alarmant rapport est que les mots des acteurs mondiaux ne suivent pas leurs actions. Les températures mondiales ne cessent d’augmenter et les records sont battus constamment.  

La leçon qui doit être comprise par la communauté internationale c’est que des actions plus concrètes et efficaces doivent être mises en place afin de stabiliser la température mondiale. Cependant, ce qu’on constate, c’est que même si les pays se mettent des objectifs, il y a un énorme écart entre ce qui est dit et ce qui est réalisé.  

Les CDN doivent être respectés   

Pour éviter un scénario plus catastrophique, c’est l’ensemble de ce qui est prévu par les CDN qui doit être mis en place. Bien qu’une amélioration ait été constatée depuis l’Accord de Paris, les pays devront revisiter leur émission de gaz à effet de serre (GES), autrement les objectifs de 2 °C et de 1,5 °C pourraient ne pas être respectés. Les cibles de l’Accord de Paris ne seraient plus d’actualité et doivent être revisitées.  

Alors que la COP28 cogne déjà aux portes de la communauté internationale, les prochains CDN devront être réfléchis par les pays en vue de 2025. Les cibles de réductions de GES doivent maintenant viser l’année 2035, et les actions en vue de cette décennie décisive vont avoir un impact considérable sur l’augmentation de la température mondiale. En effet, si dans la prochaine décennie, il n’y a pas eu assez d’actions, il sera trop tard pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C. 

Répartition inégale des GES  

Les émissions demeurent inégalement réparties entre les pays et à l’intérieur de ceux-ci. Près de la moitié des émissions de GES est imputable à 10 % de la population la plus riche, ce qui rend difficile la mise en place d’un plan à la grandeur planétaire. Cette réalité devra être prise en considération lors de la COP 28. Cette rencontre risque de prendre des virages majeurs en vue de la prochaine décennie qui sera extrêmement décisive pour l’avenir du réchauffement planétaire. Le bilan de cette rencontre permettra aussi de mettre la table en vue de l’élaboration des prochains CDN.  


Source: wikimedia Commons

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