Vos bonnes nouvelles environnementales #35 

Par Sarah Gendreau Simoneau 

Depuis sa réintroduction en 2017, le troupeau de bisons est passé à plus de 130 animaux, qui parcourent maintenant l’arrière-pays du parc national Banff. 

La crise environnementale actuelle accentue l’écoanxiété générale. Plusieurs études ont démontré le lien entre la consommation abusive de mauvaises nouvelles et la dépression, le stress et l’anxiété, rapporte Radio-Canada.   

Le Collectif a donc décidé de vous bombarder de quelques bonnes nouvelles concernant le climat, l’environnement et les innovations qui permettent la pérennité de notre chère planète.   

Retour du bison dans l’Ouest 

Après une quasi-extinction du bison des plaines en Amérique du Nord il y a plus de 140 ans, l’espèce fait son grand retour dans les parcs nationaux et au sein des communautés autochtones de l’Ouest canadien et américain. 

Ce grand mammifère, disparu de la région à la fin des années 1800, a été réintroduit dans le parc national Banff en 2017. À l’époque, 16 bisons en provenance du parc national Elk Island ont été transportés par camion jusqu’à Banff, puis déplacés par hélicoptère vers cette zone de réintroduction. Bien adaptées à leur nouvel habitat, les bêtes se sont reproduites. Depuis, on suit attentivement l’état de santé du troupeau et son impact sur l’écosystème du parc.  

En 2024, plus de 130 bisons des plaines ont été dénombrés sur le territoire. Le projet a permis de créer un nouveau troupeau en croissance et d’établir une base solide de connaissances et de pratiques exemplaires afin d’inspirer et d’appuyer les alliances pour des réintroductions semblables par les peuples autochtones et les praticiens de la conservation à d’autres endroits. 

En tant qu’espèce clé, le bison influence de nombreuses parties de l’écosystème. Leur pâturage et leurs mares bourbeuses créent un habitat pour les plantes et d’autres animaux, en particulier ceux que l’on trouve dans les prairies herbeuses. Le mouvement de troupeaux de bisons redistribue les éléments nutritifs dans tout l’écosystème. Leur disparition a également affecté les peuples autochtones, qui ont des liens culturels vitaux avec le bison. 

La population de bisons en liberté est gardée à l’intérieur d’une aire de répartition de 1200 km2 dans le parc national en utilisant de courtes sections de clôtures respectueuses de la faune, placées à l’endroit où les bisons pourraient tenter de quitter le parc, et en les ramenant lorsqu’ils quittent les limites du parc. Les groupes autochtones et les intervenants explorent maintenant ce à quoi pourrait ressembler un programme plus vaste sur le bison, y compris les possibilités de partage des compétences et la récolte réglementée de bisons par les peuples autochtones pour gérer le troupeau en croissance.  

La Grande Muraille Verte en Chine vise à contenir l’expansion des déserts dans le nord aride causée par l’agriculture intensive, le pâturage, l’exploitation minière et les changements climatiques. 

Une muraille verte en Chine 

Le désert Taklamakan, le plus grand désert de Chine, d’une superficie de 337 000 km2, est entouré par une ceinture verte de plus de 3000 km grâce à des décennies de travail. En 1978, le gouvernement chinois a lancé un projet visant à planter des milliards d’arbres dans le nord du pays afin de contrôler les tempêtes de sable, fréquentes et dangereuses dans cette région, et de prévenir la désertification.  

Presque 50 ans plus tard, les chercheurs confirment que la stratégie fonctionne. Des chercheurs chinois et américains ont étudié des images satellites et 25 ans de données analysant la photosynthèse, les précipitations et le flux de CO2. Ils ont conclu que le désert absorbe maintenant plus de carbone qu’il n’en émet et que les précipitations sont 2,5 fois plus élevées pendant la saison des pluies. 

Ce projet de reboisement en Chine a inspiré d’autres pays à faire de même, notamment en Afrique. La Grande Muraille Verte est un projet de reboisement présenté en 2007 par l’Union Africaine — une coalition de plus de 20 pays africains, ainsi que d’organisations internationales, d’instituts de recherche, de la société civile et d’organisations communautaires. Une ceinture d’arbres de 8000 km de long traversant le continent africain a été érigée afin de ralentir la dégradation des sols et la désertification. 

Greenphyto est une ferme hydroponique entièrement automatisée, une solution à long terme pour contrer les difficultés agricoles liées aux changements climatiques. 

Une ferme verticale géante à Singapour 

La société Greenphyto a inauguré, début 2026, la plus grande ferme intérieure verticale du monde, capable de produire 2 000 tonnes de légumes par an grâce à une automatisation poussée. L’entreprise a dépensé 55 millions d’euros pour construire son exploitation agricole ultramoderne dans l’une des zones industrielles de la ville. 

De l’extérieur, ça ressemble à un grand entrepôt composé d’un bâtiment massif de 24 mètres de haut, sans fenêtre. À l’intérieur, c’est plutôt une ambiance d’usine du futur avec de grandes étagères qui s’étendent sur cinq étages avec des rayonnages remplis de bacs superposés, les uns au-dessus des autres, tous remplis de légumes verts. Des rails très fins au sol et le long des structures permettent aux navettes robotisées d’aller surveiller la croissance des produits et de faire la récolte quand les légumes sont prêts. 

La société affirme pouvoir produire 2 000 tonnes de nourriture par année, avec seulement une vingtaine d’employés pour faire tourner leur ferme, qui n’occupe que deux hectares au sol. En effet, Greenphyto a automatisé au maximum son exploitation pour réduire le nombre d’employés à cause de la pénurie de main-d’œuvre. L’usine fonctionne alors surtout avec de l’électronique. Il y a une lumière artificielle ajustée en permanence en fonction du stade de développement du légume. La température est stable. Des caméras surveillent la croissance des plantes, qui se fait dans une eau enrichie en nutriments. Bien sûr, il y a aussi un peu d’intelligence artificielle pour repérer les graines qui ne germent pas.  

L’entreprise compte vendre non seulement ses légumes, mais également toutes ses solutions technologiques ailleurs dans le monde afin de voir de plus en plus de ce type de ferme réussir. 


Crédit image 1 : Dan Dafla Parcs Canada

Source image 2 : CFOTO

Crédit image 3 : NG Sor Luan

Sarah Gendreau Simoneau
Rédactrice en chef et directrice du volet production, auparavant cheffe de pupitre SPORTS ET BIEN-ÊTRE at Journal Le Collectif  redaction.lecollectif@USherbrooke.ca  Web   More Posts

Passionnée par tout ce qui touche les médias, Sarah a effectué deux stages au sein du quotidien La Tribune comme journaliste durant son cursus scolaire, en plus d’y avoir œuvré en tant que pigiste durant plusieurs mois. Auparavant cheffe de pupitre pour la section Sports et Bien-être du Journal, et maintenant rédactrice en chef, elle est fière de mettre sa touche personnelle dans ce média de qualité de l’Université de Sherbrooke depuis mai 2021.

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