Par Sarah Gendreau Simoneau et Frédérique Richard

La crise environnementale actuelle accentue l’écoanxiété générale. Plusieurs études ont démontré le lien entre la consommation abusive de mauvaises nouvelles et la dépression, le stress et l’anxiété, rapporte Radio-Canada.
Le Collectif a donc décidé de vous bombarder de quelques bonnes nouvelles concernant le climat, l’environnement et les innovations qui permettent la pérennité de notre chère planète.
Un consensus mondial pourrait permettre d’éviter un réchauffement de 1,5 o C durant le prochain siècle
Ce sont plus de 170 pays, dont les États-Unis, qui se sont engagés à éliminer progressivement les hydrofluorocarbures (HFC), un groupe de gaz utilisés dans les réfrigérateurs ainsi que les climatiseurs et d’autres systèmes de refroidissement qui contribuent aux changements climatiques plus que presque tous les autres polluants. En effet, les HFC sont des centaines, voire des milliers de fois plus efficaces que le dioxyde de carbone pour retenir la chaleur.
Avec ce consensus mondial, les entreprises devront remplacer les HFC par de nouveaux gaz. Ainsi, cette transition est l’une des tactiques à court terme les plus importantes pour éviter que le climat ne se dérègle de façon catastrophique au cours du prochain siècle.
Les HFC sont de puissants polluants qui se décomposent dans la nature en une quinzaine d’années. Ainsi, stopper les émissions de HFC serait comme d’actionner un frein d’urgence sur les changements climatiques. Donc, dans un monde qui a encore besoin d’énergie propre, de véhicules électriques et d’autres solutions pour lutter contre les émissions de CO2, le plus grand problème à long terme, l’élimination progressive des HFC donnerait du temps pour développer d’autres solutions qui pourraient prendre plus de temps à mettre en œuvre.
L’industrie du froid a déjà connu une situation similaire : en 1987 les gouvernements du monde entier ont signé le Protocole de Montréal afin d’éliminer les chlorofluorocarbones (CFC), puisqu’ils créaient un trou dans la couche d’ozone. « Nous avons résolu une crise environnementale dans les années 90 et nous sommes en train de le faire à nouveau », affirme Mark Shiflett, professeur de génie chimique à l’Université du Kansas et directeur du Centre de recherche sur les technologies des réfrigérants à usage environnemental.
Il aura fallu près de 30 ans pour éliminer les CFC et il est estimé qu’il faudra probablement autant d’années pour les HFC.
Une seconde vie pour les bouteilles de vin
Des personnes étudiantes au baccalauréat à HEC Montréal ont lancé VerrAvenir, une petite entreprise destinée à récupérer 400 000 bouteilles de vin vides dans les restaurants et les hôtels dans la prochaine année, afin de les nettoyer et de les revendre aux vignobles québécois.
C’est en travaillant en restauration que les quatre amis ont remarqué que des bouteilles vides, en parfait état, étaient jetées au bac de récupération. Selon Recyc-Québec, près de 40 % des centres de tri au Québec envoient leur verre dans des sites d’enfouissement, puisque la contamination par d’autres matériaux recyclables empêche le verre d’être refondu pour en faire de nouvelles bouteilles.
Le réemploi est une solution abordée par Orlane Fouquet, Maëlie Fouquet, Armel Collignon et Louis-Félix Toupin, solution bien établie en France et déjà appliquée au Québec pour les bouteilles de bière brunes. Contrairement au recyclage, le réemploi permet une baisse de la consommation de la ressource en prolongeant considérablement sa durée de vie.
Le projet pilote de VerrAvenir est mené avec un restaurant, un hôtel et un lieu événementiel depuis le début de l’année. Cette solution de réemploi permettrait également aux viticulteurs d’acheter moins de bouteilles neuves, qui proviennent presque exclusivement de l’étranger, souvent d’Europe ou de Chine.
Les hôtels et restaurants paieraient un abonnement mensuel à l’entreprise, ce qui leur permettrait de réduire le volume de leur bac à récupération de 4000 à 5000 bouteilles par année et leur ferait économiser entre 720 $ et 1800 $ en frais de collecte, puisque le verre est difficile à compacter. En plus d’économies, le réemploi permettrait d’éviter environ 550 g de CO2 par bouteille, soit plusieurs tonnes par an pour un vignoble, puisque la fabrication et le transport d’une bouteille en verre de 750 ml génèrent entre 1 et 1,5 kg de CO2.
Des briques pour favoriser la nidification d’oiseaux menacés
Des briques pour martinets noirs seront installées sur tous les nouveaux bâtiments en Écosse grâce au soutien des députés écossais en faveur d’une loi visant à protéger les oiseaux cavernicoles menacés. Le gouvernement écossais et les députés de tous les partis ont soutenu un amendement proposé par Mark Ruskell, député écologiste écossais, rendant obligatoire l’installation de ces briques dans tous les nouveaux logements « lorsque cela est raisonnablement possible et approprié ».
L’année dernière, le gouvernement travailliste a rejeté un amendement rendant ces briques obligatoires pour les nouvelles constructions, préférant les intégrer aux directives d’urbanisme. De ce fait, les promoteurs et les autorités compétentes ne sont pas légalement tenus de les fournir.
Le martinet noir, espèce emblématique autrefois très répandue en Écosse, notamment en milieu urbain, est aujourd’hui menacé, sa population ayant diminué de 60 % depuis 1995, ce qui lui a valu d’être inscrit sur la liste rouge des oiseaux préoccupants. Il reste moins de 40 000 couples de martinets noirs qui font face à la perte croissante de leurs habitats de nidification naturels due aux rénovations et aux vastes programmes d’isolation financés par le gouvernement et dépourvus de mesures d’atténuation. Le gouvernement écossais souhaite voir le Royaume-Uni entier agir et offrir ce genre de refuge aux oiseaux menacés.
Source : VerrAvenir

Sarah Gendreau Simoneau
Passionnée par tout ce qui touche les médias, Sarah a effectué deux stages au sein du quotidien La Tribune comme journaliste durant son cursus scolaire, en plus d’y avoir œuvré en tant que pigiste durant plusieurs mois. Auparavant cheffe de pupitre pour la section Sports et Bien-être du Journal, et maintenant rédactrice en chef, elle est fière de mettre sa touche personnelle dans ce média de qualité de l’Université de Sherbrooke depuis mai 2021.
