Vos bonnes nouvelles environnementales #33 

Par Sarah Gendreau Simoneau et Frédérique Richard   

La nouvelle stratégie du Canada pour la protection des baleines a été motivée par la vulnérabilité des baleines. 

La crise environnementale actuelle accentue l’écoanxiété générale. Plusieurs études ont démontré le lien entre la consommation abusive de mauvaises nouvelles et la dépression, le stress et l’anxiété, rapporte Radio-Canada.   

Le Collectif a donc décidé de vous bombarder de quelques bonnes nouvelles concernant le climat, l’environnement et les innovations qui permettent la pérennité de notre chère planète.   

Protéger les baleines empêtrées 

L’empêtrement et le piégeage dans les engins de pêche constituent des menaces majeures pour les cétacés. Le Canada a finalement dévoilé sa stratégie attendue pour protéger les baleines, quelques jours après la mort d’une baleine noire mâle de l’Atlantique Nord, connu sous le nom de Division, qui a succombé à ses blessures après plus d’un mois de souffrance.  

Sa mort souligne l’urgence et la nécessité de la stratégie du gouvernement fédéral. La nouvelle stratégie du Canada, qui devait initialement être publiée il y a près d’un an, a été motivée par la vulnérabilité des baleines noires, mais l’empêtrement est une menace majeure, au même titre que les collisions avec les navires, pour toutes les grandes baleines à fanons des côtes canadiennes, y compris les baleines à bosse, les petits rorquals, les baleines bleues et les rorquals communs.  

La stratégie nationale 2026-2030 permettra notamment de déterminer les zones à risque élevé d’empêtrement et de continuer à tester des engins de pêche sûrs. Il vise à développer une pêcherie plus durable qui pourra réduire la menace pesant sur les populations de baleines grâce à l’utilisation d’équipement innovant permettant de réduire les menaces aux baleines, tels que des engins « sans corde ». De cette façon, les pêcheurs commerciaux peuvent continuer à pêcher malgré la présence de baleines plutôt que d’être confrontés à des interdictions. 

Déjà, des pêcheurs utilisent des engins sur demande, déployés dans les fonds marins sans ligne verticale dans laquelle la baleine pourrait s’empêtrer. Aucun financement n’accompagne cependant cette stratégie.  

Des capteurs de données sur les engins des pêcheurs 

Le ministère des Pêches et des Océans a engagé une entreprise qui posera des capteurs de données sur les engins de pêche, afin de mieux mesurer les conditions océanographiques. 

Les enregistreurs de données sans-fil seront posés directement sur les casiers et les chaluts et transmettront des informations sur la température et la profondeur de l’eau. La surveillance des océans fournit des données essentielles pour comprendre l’état de santé de nos océans, détecter les changements et prévoir leur évolution future, selon Pêches et Océans Canada. Elle fournit des informations cruciales pour appuyer la prise de décisions qui vise à protéger les écosystèmes aquatiques, à assurer la stabilité économique et à garantir que les secteurs océaniques du Canada, les communautés côtières et les industries locales puissent continuer à prospérer.  

Il s’agit d’un projet pilote de deux ans. La valeur estimée du contrat accordé par Ottawa est de 200 000 $ à 500 000 $ et pourrait être augmentée au besoin. 

La taille du littoral canadien rend la tâche considérable. Avec des côtes longues de plus de 200 000 kilomètres, le Canada possède le plus long littoral au monde, reliant trois océans : Atlantique, Arctique et Pacifique. 

C’est pourquoi l’aide des pêcheurs est cruciale. L’avantage d’utiliser les équipements des pêcheurs, c’est qu’ils sont en mer en permanence, et peuvent fournir un flux d’informations beaucoup plus continu. 

Une première rue éponge au Canada  

La Ville de Laval a voulu en finir avec les flaques d’eau dans le quartier Sainte-Rose de la rue Leclair en étendant de l’asphalte poreux. L’ingénieur responsable du projet pilote affirme d’ailleurs que, si l’on versait une chaudière d’eau, en un clin d’œil, il n’y aurait plus d’eau.  

En effet, ce type d’asphalte permettrait de laisser filer l’eau comme le ferait une passoire avec un taux d’infiltration de 11 000 millimètres par heure, ce qui serait quatre fois plus que le taux jugé acceptable par le ministère des Transports, soit 2 500 millimètres par heure. Afin d’obtenir ce taux de filtration, l’asphalte perméable contiendrait moins de sable et particules fines que l’asphalte traditionnel, permettant, une fois installée, de créer des pores laissant passer l’eau. En dessous de cette couche se trouveraient aussi des pierres concassées et des cailloux entre lesquels se trouveraient des espaces vides.  

Afin de rester perméable, la Ville de Laval devra aspirer la surface plusieurs fois par année. Durant la saison hivernale, la Ville ne pourra étendre de sel de déglaçage. Elle devra plutôt répandre du gravier plus gros que les pores afin de ne pas les boucher. Puis, au printemps, elle devra tout balayer.  

L’asphalte perméable a déjà été testé dans des stationnements. Cependant, en ce qui concerne les rues résidentielles, c’est une première au pays. Le projet permettra de voir comment la rue éponge réagira à son premier hiver de gels-dégels.  


Source : WWF

Sarah Gendreau Simoneau
Rédactrice en chef et directrice du volet production, auparavant cheffe de pupitre SPORTS ET BIEN-ÊTRE at Journal Le Collectif  redaction.lecollectif@USherbrooke.ca  Web   More Posts

Passionnée par tout ce qui touche les médias, Sarah a effectué deux stages au sein du quotidien La Tribune comme journaliste durant son cursus scolaire, en plus d’y avoir œuvré en tant que pigiste durant plusieurs mois. Auparavant cheffe de pupitre pour la section Sports et Bien-être du Journal, et maintenant rédactrice en chef, elle est fière de mettre sa touche personnelle dans ce média de qualité de l’Université de Sherbrooke depuis mai 2021.

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