Vos bonnes nouvelles environnementales #28  

Par Sarah Gendreau Simoneau et Frédérique Richard 

L’Inde a atteint sa cible d’énergie propre cinq ans plus tôt que prévu. 

La crise environnementale actuelle accentue l’écoanxiété générale. Plusieurs études ont démontré le lien entre la consommation abusive de mauvaises nouvelles et la dépression, le stress et l’anxiété, rapporte Radio-Canada.    

Le Collectif a donc décidé de vous bombarder de quelques bonnes nouvelles concernant le climat, l’environnement et les innovations qui permettent la pérennité de notre chère planète.    

Dépolluer l’eau avec des citrouilles  

Si vous avez encore des citrouilles sur vos balcons après Halloween, voici une utilisation de plus à rajouter afin de la récupérer à 100 %.  

La pelure de citrouille séchée permet de dépolluer l’eau en devenant un filtre efficace pour absorber le plomb. C’est ce qu’a élaboré Seddik Khalloufi, professeur au Département des sols et de génie alimentaire et chercheur à l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels de l’Université Laval.  

« Toutes ces citrouilles qu’on jette après Halloween représentent un grand gaspillage, mentionne M. Khalloufi. On pourrait réutiliser la pelure pour filtrer les eaux contaminées aux métaux, comme le plomb. » Un filtre conçu à partir de pelure de citrouille, qu’il a testé avec son équipe, absorbe comme une éponge jusqu’à 99 % du plomb en suspension dans l’eau.  

Le plomb est un métal indésirable parmi les pires polluants pour les humains et l’environnement, en plus d’être toxique pour les jeunes enfants et les femmes enceintes, même à faible dose. On le retrouve dans plusieurs composantes, notamment dans les batteries de voitures, dans les anciennes peintures et dans les anciennes conduites de plomberie.   

Le procédé de dépollution, mis au point par le professeur Khalloufi et deux étudiants aux cycles supérieurs, consiste à créer une poudre produite simplement par la pelure séchée et moulue de la citrouille. Cette substance est alors déposée dans un contenant avec de l’eau polluée. Les cellules végétales ont la faculté d’absorber la molécule de plomb, contribuant à dépolluer l’eau. La poudre devient elle-même saturée et doit donc être traitée comme un produit dangereux.  

Ce plomb peut ensuite, à son tour, être recyclé, car il est utilisé dans plusieurs industries. « Le recyclage des métaux permet de préserver les ressources naturelles et d’économiser de l’énergie », précise RECYC-QUÉBEC.  

Les chercheurs du laboratoire de l’Université Laval ont testé plusieurs combinaisons de fruits et d’eau contaminée et « ça fonctionne à différentes concentrations », explique le chercheur.  

Les eaux que l’on cherche à purifier, même celles provenant d’industries canadiennes, demeurent peu concentrées, en vertu des lois en vigueur. « On pourrait rendre de bons services à peu de frais en filtrant les rejets industriels d’usines à très forte concentration de métaux lourds, comme on en trouve dans les usines en Inde ou au Bangladesh. »  

Les résultats de l’étude portée sur l’écorce d’autres fruits que la citrouille, comme le melon et la banane, ont été semblables. Mais la production de courge au Québec en fait une matière première abondante et peu coûteuse. La citrouille ne serait d’ailleurs pas la seule cucurbitacée à pouvoir jouer ce rôle.   

L’Inde atteint sa cible d’énergie propre cinq ans plus tôt que prévu  

La moitié de l’énergie de l’Inde provient maintenant de sources propres, telles que le solaire, l’éolien, l’hydroélectricité, le nucléaire et la biomasse.   

Depuis cette année, le pays produit près de 429 gigawatts, dont 215 viennent de sources propres. Cette quantité représente un pas décisif pour l’Inde, qui s’est fixé pour objectif de produire 500 gigawatts d’électricité à partir de sources d’énergie non fossiles d’ici 2030. Ces nouvelles données démontrent donc que l’Inde peut réussir sa transition énergétique tout en continuant d’augmenter son niveau de production. Cela présente une grande pression sur son système électrique.   

Ce succès est dû à la combinaison de politiques, d’innovations et de participation du secteur privé. De plus, avec une population de plus de 1,4 milliard d’habitants, la sensibilisation et la participation de la population ont aussi eu leur part à jouer. Les gestes individuels, comme l’installation de panneaux solaires sur les toits des maisons ainsi que l’utilisation d’électroménagers à faible consommation d’énergie, ont permis de décentraliser le réseau électrique en plus de réduire la pression des demandes sur celui-ci.  

L’atteinte rapide de cette cible a d’ailleurs été saluée par les organisations environnementales et prouve que les économies en développement peuvent elles aussi mener la lutte aux changements climatiques sans compromettre leur croissance.  

Élimination des colorants synthétiques faits à base de pétrole de produits alimentaires de marque privée d’ici 2027 chez Walmart aux États-Unis 

La compagnie éliminera également 30 autres composants, tels que des agents de conservation, des édulcorants artificiels et des substituts de matières grasses, de ses marques Great Value, Marketside, Freshness Guaranteed et Bettergoods.   

Ce changement se produit en réponse à une enquête démontrant que 62 % de ses clients désirent plus de transparence de la part de la compagnie et dont 54 % affirment examiner la liste des ingrédients alimentaires de ces produits. 

Le retrait de ces produits est une bonne nouvelle, puisque des recherches ont établi que de nombreux additifs faits à partir de dérivés de pétrole peuvent entraîner une pollution de l’air, de l’eau et des sols, en plus de causer des cancers et d’exacerber l’hyperactivité chez les enfants.  


Source : Pexels

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Sarah Gendreau Simoneau
Rédactrice en chef et directrice du volet production, auparavant cheffe de pupitre SPORTS ET BIEN-ÊTRE at Journal Le Collectif  redaction.lecollectif@USherbrooke.ca  Web   More Posts

Passionnée par tout ce qui touche les médias, Sarah a effectué deux stages au sein du quotidien La Tribune comme journaliste durant son cursus scolaire, en plus d’y avoir œuvré en tant que pigiste durant plusieurs mois. Auparavant cheffe de pupitre pour la section Sports et Bien-être du Journal, et maintenant rédactrice en chef, elle est fière de mettre sa touche personnelle dans ce média de qualité de l’Université de Sherbrooke depuis mai 2021.

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