Par Sarah Gendreau Simoneau et Frédérique Richard

La crise environnementale actuelle accentue l’écoanxiété générale. Plusieurs études ont démontré le lien entre la consommation abusive de mauvaises nouvelles et la dépression, le stress et l’anxiété, rapporte Radio-Canada.
Le Collectif a donc décidé de vous bombarder de quelques bonnes nouvelles concernant le climat, l’environnement et les innovations qui permettent la pérennité de notre chère planète.
Une première année triomphante pour les péages de congestion à New York
Le 2 février 2025, Le Collectif a écrit sur les premiers péages de congestion aux États-Unis, situés à New York. Un an plus tard, on connaît maintenant leur efficacité : ils fonctionnent ! Selon certaines sources, on craignait qu’ils causeraient une baisse de la fréquentation du quartier des affaires. Cependant, celle-ci aurait augmenté de 2,4 % par rapport à l’année précédente.
En fonction depuis le 5 janvier 2025 dans le sud de l’île, la tarification permettait d’exiger jusqu’à 9 $ à presque tous les conducteurs dès 5 heures le matin jusqu’à décliner à 2,25 $ à partir de 21 heures.
Ainsi, les impacts remarqués par la mesure depuis son installation il y a un an sont nombreux. On dénombre près de 73 000 véhicules de moins par jour qui entrent dans le quartier central des affaires, soit 27 millions d’entrée en moins durant la première année.
La circulation est maintenant beaucoup plus naturelle pour les automobilistes et les autobus. Selon les données, la fluidité de la zone de congestion aurait augmenté de 4,5 %, contrairement à 1,4 % pour le reste de la ville. D’ailleurs, voici les ponts et tunnels où la vitesse aurait le plus grimpé : le tunnel Holland (51 %), le pont Queensboro (29,3 %), le pont Williamsburg (28,3 %) et le tunnel Lincoln (24,7 %).
On constate également une hausse accrue des usagers des transports en commun, soit un recensement de près de 300 000 personnes supplémentaires dans le métro par jour.
Aussi, la qualité de vie est meilleure, notamment grâce aux passages piétons plus sûrs, aux trajets à vélo moins stressants, à une impression d’air plus pur, à une réduction du bruit ambiant et d’accidents. En ce qui concerne la diminution du bruit, en particulier celui des véhicules et des klaxons, on relève un déclin de 17 % des plaintes rapportées dans la zone de congestion, contrairement à une baisse de 1,4 % pour le reste de Manhattan. Du côté du nombre d’accidents causé par les automobiles, il est question d’une diminution de 8,6 % dans la zone, contrairement à une baisse de 1,6 % pour le reste de New York.

Un regain de naissances chez la baleine noire
Le Consortium pour la protection des baleines noires de l’Atlantique Nord recense déjà 17 baleineaux à mi-chemin de la période de mise bas 2025-2026. Selon la scientifique associée au Canadian Whale Institute, Delphine Durette-Morin, il est encourageant de voir autant de baleineaux déjà à cette période-ci de l’année.
Différentes organisations membres du Consortium pour la protection des baleines noires de l’Atlantique Nord ont observé les nouveau-nés de façon aérienne entre le 28 novembre et le 6 janvier dans les eaux entourant la Floride, la Géorgie et la Caroline du Sud. Pour la saison des naissances 2025-2026, le nombre a déjà dépassé le total de naissances de l’an dernier. En tout, seuls 11 baleineaux ont vu le jour en 2024-2025 durant l’entièreté de la période de mise bas qui se déroule de la mi-novembre à la mi-avril.
Delphine Durette-Morin trouve encourageant le fait que plusieurs femelles ayant donné naissance cette année aient été aperçues dans le golfe du Saint-Laurent l’été dernier. « On espère que ça va continuer et que les femelles qui viennent dans le Saint-Laurent ne seront pas affectées par les risques anthropogéniques [de l’activité humaine] dans ces eaux-là », explique-t-elle. Cependant, même si le début de la saison des naissances est encourageant, les scientifiques s’entendent pour dire qu’il faudrait au moins 50 naissances par année pendant plusieurs années afin d’assurer le rétablissement de l’espèce en voie de disparition. « On est vraiment contents des 17 nouveaux baleineaux, mais on prend ça avec prudence, on espère encore plus de croissance, on veut que ce chiffre continue de monter », souligne Delphine Durette-Morin. La population de baleines noires de l’Atlantique Nord est estimée à 384 individus, dont seulement 70 femelles en mesure de se reproduire.
Les empêtrements dans les engins de pêche et les collisions avec les navires ont contribué aux mortalités de ces mammifères dans les dernières années. La communauté scientifique suspecte également que ces événements contribuent à prolonger l’intervalle entre les grossesses des baleines noires. Auparavant, les femelles pouvaient mettre bas tous les trois à quatre ans. Aujourd’hui, elles donnent la vie au sept à dix ans. L’hypothèse est que les baleines mettent plus d’énergie à survivre, selon Delphine Durette-Morin. « Elles vont alors consacrer plus d’énergie à guérir des blessures et à se nourrir, avant de pouvoir se reproduire. »
Il faut donc poursuivre les efforts pour limiter les risques de mortalité et ainsi voir augmenter le taux de naissances. Des efforts de la part de l’industrie de la pêche, du transport maritime et du gouvernement sont alors faits dans les eaux canadiennes pour protéger la baleine noire. La fermeture d’une zone de pêche lorsqu’une baleine noire y est repérée, la réduction de la vitesse des navires dans certains corridors ainsi que la récupération d’engins de pêche abandonnés font partie de la solution.
Source 1 : New York Times
Source 2 : WWF
