Par Elizabeth Gagné

La popularité des films et des séries de hockey prend de l’ampleur depuis quelque temps. Pensons à la série très torride qui a fait beaucoup jaser sur Crave, Heated Rivalry, à la docu-série Faceoff: Inside the NHL ou encore à la comédie Shoresy. Le film Youngblood vient donc piquer la curiosité et l’on se demande ce qui pourrait bien faire de ce film une exception.
Le réalisateur Hubert Davis a été le premier afro-canadien à être nommé aux Academy Awards en 2005, notamment pour son court métrage documentaire Hardwood, qui explore sa relation avec son père, Mel Davis, membre des légendaires Harlem Globetrotters. Une relation père-fils qui est également explorée dans son plus récent film, Youngblood.
Le film, réalisé en anglais mais également disponible en français, met en vedette l’acteur québécois Henri Picard dans le rôle du capitaine de l’équipe des Mustangs de Hamilton, Denis Sutton, et l’acteur canado-sahélien installé à Toronto, Ashton James, dans le rôle principal du joueur talentueux et turbulent Dean Youngblood. Hubert Davis s’est vu confier la réalisation du film après le décès du réalisateur initialement choisi.
Recrue arrogante chez les Mustangs de Hamilton, le talent de Dean Youngblood est menacé par son tempérament explosif. Dean commence à s’assagir sous le mentorat de Denis Sutton et le charme de Jessie (Alexandra McDonald), la fille de l’entraîneur. Mais lorsque son rival, Carl Racki (Donald MacLean Jr.), blesse grièvement Sutton, la vengeance s’impose. À l’approche de la finale des séries, Dean doit choisir : suivre les dures leçons de son passé ou prouver qu’il est digne de l’héritage de Sutton. Pour remporter le titre, il devra affronter Racki — et sa propre nature — sur la glace.
Youngblood est avant tout une reprise contemporaine du film de 1986 mettant en vedette Patrick Swayze (Derek Sutton) et Rob Lowe (Dean Youngblood), revisitée dans un contexte canadien. Malgré quelques similarités, les deux films se distinguent clairement l’un de l’autre.
Des clichés qui reviennent
Il s’agit d’un bon film : divertissant, attachant et émouvant. Toutefois, pour ce qui est de l’originalité, on repassera. La relation explorée entre Dean Youngblood et son père est intéressante et à la fois perturbante. Un père trop strict et dur, qui cache une peine trop grande pour y faire face. Un fils qui veut simplement rendre son père fier. Une relation complexe qui n’est pas sans amour, bien au contraire.
En revanche, si vous connaissez le film québécois Les Pee‑Wee 3D : l’hiver qui a changé ma vie, il est difficile de ne pas faire le lien entre les deux. Une mère qui décède, un père qui ne sait pas trop comment gérer la situation, et une gardienne de but qui viendra jouer un rôle crucial dans le développement du personnage. Beaucoup de similarités qui ne laissent personne indifférent.
Source : Film Youngblood

Elizabeth Gagné
Étudiante à la maîtrise en histoire, Elizabeth a toujours été passionnée par les arts et la culture. Depuis 2022, elle travaille de pair avec ses collègues à promouvoir le programme des Passeurs culturels à la Faculté d’éducation.
