Par Elizabeth Gagné

Encore tout chaud, le troisième album de Rachel Leblanc, alias Vanille, est sorti un peu plus tôt cet automne, nous apportant une douce romance pour la saison froide qui arrive à grands pas. Intitulé Un chant d’amour, l’auteure-compositrice-interprète nous entraîne dans un univers où le romantisme côtoie le son du folk-rock des années 60.
Âgée de 15 ans, Rachel compose sa première chanson à l’aide de sa guitare. C’est d’ailleurs son père qui lui a appris à en jouer. « On dirait que la musique était déjà en moi », confie-t-elle.
À 21 ans, Rachel sort son premier EP intitulé My Grandfather Thinks I’m Going to Hell, un projet en anglais aux sonorités shoegaze des années 90. « Entre toi et moi, je ne sais pas pourquoi j’écrivais en anglais, je pense que je n’assumais pas encore la chanson francophone », explique-t-elle.
Mais ce malaise n’allait pas durer longtemps. Après cet EP, Vanille se met à écrire en français et sort son premier album, Soleil ‘96, en 2021. Les choses s’enchaînent ensuite rapidement : en 2023, elle lance La clairière, un album folk, puis deux ans plus tard, son troisième opus, Un chant d’amour.
Un concept inspiré par le cinéma et la nostalgie
Avant même d’en entamer l’écriture, Vanille avait déjà un concept et un titre en tête. Écrit sur le thème de l’amour, cet album suit une ligne directrice très claire, ce qui lui a permis de créer un univers romantique et nostalgique inspiré de l’esthétique des films des années 60 qu’elle affectionne particulièrement. « En fait, ce sont les histoires d’amour qu’on retrouve dans le cinéma qui m’ont beaucoup inspirée. J’ai étudié en cinéma, j’ai fait un bac à l’Université de Montréal, et mon personnage de scène s’est aussi imprégné de tous les films que j’ai vus, qui m’ont inspirée et touchée », raconte-t-elle.
L’un des défis auxquels Rachel a été confrontée durant la création de ce troisième album a été de concevoir quelque chose de touchant sans tomber dans le trop quétaine. « Ce qui est quand même difficile, je l’avoue, surtout quand on fait des chansons un peu fleur bleue. Mais j’ai essayé d’être le plus honnête possible pour que ce soit universel. »
Une esthétique vintage assumée
Si vous connaissez le son de Vanille, vous reconnaîtrez immédiatement son style très vintage. Rachel consomme énormément d’art des années 60 et 70 dans sa vie de tous les jours.
« Je suis une personne très rêveuse. J’aime me réfugier à travers ces époques et ces images qui me rassurent. Sans savoir pourquoi, il y a quelque chose qui me réconforte là-dedans. »
Pour être claire, ce n’est pas le côté traditionnaliste qui plaît à Rachel, mais bien l’esthétique qui vient la toucher.
Un rendez-vous tout en douceur à Sherbrooke
De passage à Sherbrooke le 28 novembre au Centre culturel, le spectacle de Rachel promet de nous envelopper dans la douceur d’une autre époque. Elle invite d’ailleurs la communauté étudiante à venir la voir en spectacle, histoire d’oublier, le temps d’une soirée, que l’on vit en 2025.
Source : Vanille
