Menteuse – Dans un multivers près de chez vous 

Par Alex Baillargeon 

Menteuse, mettant en vedette Anne-Élisabeth Bossé et Antoine Bertrand, est à l’affiche depuis le 9 juillet dernier.

Deuxième volet après Menteur en 2019, cette mouture propose de suivre Virginie (Anne-Elisabeth Bossé), la blonde de Phil (Antoine Bertrand) qui, après avoir révélé être une menteuse compulsive comme son beau-frère et jumeau de son chum dans le premier film, subira les mêmes contrecoups lorsque ses mensonges à répétition deviendront réels et menaceront la survie du multivers. 

Avec une partie de la distribution originale, s’ajoutent les parents et sœur de Virginie (Rémy Girard, Pierrette Robitaille, Monika Pilon) à la distribution. Tous semblent avoir éprouvé du plaisir dans le tournage de la comédie puisqu’il n’y a pas de personnage qui va détonner des autres. Tous jouent dans la même histoire, et on évite le piège d’avoir des acteurs qui jouent « trop gros » en comparaison aux autres.  

Le film se déroule en trois actes assez distincts et on peut sentir le changement de ton à chaque fois et non pas uniquement avec la nature des mensonges de Virginie. Certaines parties sont plus réussies que d’autres, mais on tombe également facilement dans la recherche du rire à tout prix. 

Une joke n’attend pas l’autre 

Beaucoup moins subtil que dans Menteur, on enchaîne blague sur blague, ce qui devrait plaire malgré tout à un public très large, mais qui fait aussi en sorte que l’on pourrait ressortir du visionnement un peu essoufflé. Cela dit, d’avoir pris le pari de choisir volontairement l’enchaînement de gags est louable, même si l’on frôle le ridicule et que les scènes « d’émotions » restent en surface avec des remarques comiques au travers. 

On tient également pour acquis certains éléments du premier film qui ne sont pas nécessairement expliqués de nouveau dans Menteuse. L’amie Chloé (Catherine Chabot), par exemple, est une interprète multilingue qui viendra aider les hommes d’affaires russes à l’usine de Louis-José Houde. On ne mentionnera pas son emploi dans le deuxième opus outre que pour en dire qu’elle a quitté ce même emploi payant, et qu’elle pourra converser avec des moines débarqués d’Asie, le temps venu, sous-titrés en québécois (blague visuelle). 

Si on aime le slapstick ou que l’on cherche une comédie légère pour passer un 2 h à l’air climatisé, c’est un choix à mettre en priorité sur sa liste de film à voir cet été. On rit avec le film (des fois du film), mais chacun y pourra trouver son compte. Mention également à la quantité de références et de blagues d’actualités (qui ne vieilliront peut-être pas bien d’ici 10 ans) cachées ici et là ainsi qu’à la musique pop des années 1990 et début 2000. Mention également aux références à des vidéos virales du web québécois et au slang de l’ado Phil, qui lui, sera dans les années 2025 et non pas dans le « full yo genre style Watatatow » qui aurait détonné du reste. 

6.5/10


Source : Immina Films

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