Manger sainement à petit prix à Sherbrooke, possible malgré l’inflation 

Par Salma Labiede 

Plusieurs astuces existent afin de manger sainement tout en économisant. 

L’inflation oblige autant les personnes étudiantes que les familles et les personnes seules à chercher des moyens d’économiser sur leur facture d’épicerie, sans pour autant sacrifier leur santé. Comment manger équilibré à petit prix ?  

C’est possible de bien se nourrir sans se tourner vers des aliments ultra-transformés ni exploser son budget. Avec les bonnes ressources et un peu de planification, il est même possible d’économiser. 

Les applications anti-gaspillage qui permettent d’économiser 

Flashfood est une application canadienne qui lutte contre le gaspillage alimentaire en vendant les invendus de Maxi et Provigo, souvent proches de la date de péremption. Les rabais peuvent dépasser 50 % grâce à une tarification dynamique, c’est-à-dire que le prix diminue lorsqu’il y a moins de demande pour le produit. Les meilleurs moments pour repérer de nouvelles offres sont souvent après les heures d’ouverture des marchés d’alimentation. L’un des avantages de cette application est qu’il est possible de voir exactement ce que l’on achète. On peut donc choisir des aliments que l’on aime et planifier ses repas en conséquence. 

Too Good To Go est une application présente dans plusieurs pays et qui gagne à être connue. Elle vend des invendus provenant de marchés d’alimentation, de boulangeries, de boucheries et d’autres commerces. Le principe est simple : acheter un panier surprise à environ 33 % de sa valeur originale. L’économie est intéressante, mais le concept est plus hasardeux que Flashfood, puisque le contenu du panier demeure inconnu jusqu’au moment de la récupération. Cette option peut être moins avantageuse pour les personnes ayant des allergies, des intolérances alimentaires ou des préférences particulières. 

L’application Reebee permet de consulter l’ensemble des circulaires hebdomadaires des grandes chaînes d’alimentation comme IGA, Metro, Super C et bien d’autres. Elle met en valeur les aubaines et leur durée. Grâce à sa fonction de recherche, il est aussi possible de comparer les prix d’un même aliment. Bonne nouvelle : il n’est pas nécessaire de courir toutes les épiceries pour profiter des meilleurs prix. Les succursales de Maxi permettent notamment d’égaliser les prix des concurrents. Il suffit de présenter à la caisse la circulaire d’un autre commerce pour un produit identique afin de bénéficier du même rabais. 

Des activités qui permettent de réseauter et de manger 

La cuisine communautaire de l’organisme Le Blé d’or organise des activités avec une contribution symbolique. Ces ateliers permettent d’obtenir des repas nourrissants pour la semaine tout en socialisant. En petits groupes de quatre à six personnes, les participants choisissent ensemble les recettes qu’ils souhaitent cuisiner en tenant compte des coûts afin de respecter le budget de chacun. Cette formule permet de sortir de sa routine, d’apprendre de nouvelles recettes et de partager un moment convivial. 

Les banques alimentaires 

Il est possible de compléter son épicerie grâce aux banques alimentaires si l’on est admissible. Plusieurs ressources existent dans la région de Sherbrooke et offrent des denrées gratuitement ou moyennant une contribution symbolique, souvent de moins de 10 $. Moisson Estrie, organisme à but non lucratif, permet de compléter son épicerie pour les personnes en situation de vulnérabilité. La Fondation Rock Guertin offre également de l’aide alimentaire, sur référence d’un intervenant social, par exemple du CLSC. 

D’autres organismes proposent des repas à faible coût. La Chaudronnée offre des déjeuners et des dîners à prix modique, environ 2 $ pour la journée. L’Armée du Salut propose un service de soupe populaire et des repas à environ 1 $. La Grande Table offre des repas à 1 $ ou 2,75 $, selon la preuve de revenu fournie par la personne. 

Des épiceries à petit prix 

Sherbrooke compte également plusieurs commerces spécialisés dans la vente de produits alimentaires à bas prix. On retrouve notamment G-Économise, Escomptes BG ainsi que le nouveau magasin Ami des économies. Ces commerces proposent des produits à prix concurrentiels et représentent une alternative intéressante pour réduire sa facture d’épicerie. 

Acheter seulement selon ses besoins 

Il peut être tentant d’acheter en grande quantité en pensant faire des économies. Pourtant, avant de remplir son panier, il est important de se demander si l’on a réellement besoin de ces quantités. Avez-vous vraiment besoin de 10 kilogrammes de farine ? Si vous cuisinez rarement, 100 grammes pourraient suffire. Dans ce cas, acheter en vrac devient une option intéressante. Cela permet non seulement de payer uniquement pour la quantité nécessaire, mais aussi de réduire le gaspillage alimentaire et son empreinte carbone. Acheter selon ses besoins réels évite de jeter des aliments périmés et protège à la fois le portefeuille et l’environnement. 

Regarder les prix… vraiment 

Cela semble évident, mais pour économiser, il faut comparer les prix attentivement. Et attention : le prix affiché sur l’étiquette ne dit pas tout. Prenons l’exemple de deux paquets de fromage, l’un à 5 $ et l’autre à 7 $. À première vue, celui à 5 $ semble être le meilleur choix. Pourtant, la véritable comparaison se fait avec le prix au 100 grammes. Si le fromage à 7 $ coûte 0,60 $ le 100 g, tandis que celui à 5 $ revient à 2 $ le 100 g, le produit le plus cher à l’unité devient finalement le plus économique. Vérifier le prix au poids permet d’éviter les fausses aubaines et d’en avoir davantage pour son argent. 

Acheter les aliments de saison 

Choisir des fruits et légumes de saison est une autre stratégie gagnante. Les produits de saison sont généralement plus frais, plus savoureux et surtout moins coûteux que ceux importés hors saison. Par exemple, les fraises locales en été coûteront beaucoup moins cher que celles offertes en plein hiver. En adaptant son menu aux récoltes saisonnières, il est possible de manger sainement tout en respectant son budget. 

Attention aux taxes 

Comprendre le fonctionnement des taxes peut aussi faire une différence sur la facture finale. Au Québec, la majorité des aliments de base comme les fruits, les légumes, les produits laitiers, la viande et les céréales ne sont pas taxés. Cependant, certaines exceptions s’appliquent. Par exemple, un paquet de six produits de boulangerie identiques n’est généralement pas taxé, tandis que cinq unités ou moins peuvent l’être. Les produits transformés, préemballés ou prêts-à-manger sont souvent soumis aux taxes. 


Source : Équilibre 2

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