Par Médéric Dens

Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies se réunissait le 17 novembre dernier, un moment crucial depuis la fin des hostilités entre Israël et le Hamas. Le plan, adopté grâce à treize votes et deux abstentions, est une victoire pour Donald Trump, lui qui est derrière cette proposition « visant à mettre fin au conflit à Gaza », selon l’ONU. Un brin d’espoir pour la Palestine, malgré quelques inquiétudes en provenance de certains pays, notamment en raison des responsabilités qu’auront les États-Unis.
Le « Plan d’ensemble du président Donald J. Trump » a finalement été adopté à l’ONU par les pays membres du conseil de sécurité. Les membres permanents et non permanents, comme la Sierra Leone, le Pakistan, la Grèce et la Somalie, se sont notamment exprimés quant à l’avenir de la bande de Gaza. Les membres non permanents se sont tous entendus pour adopter le plan de paix, tandis que seuls trois membres permanents ont voté en faveur : la France, les États-Unis et le Royaume-Uni.
Mike Waltz, ambassadeur des États-Unis pour les Nations unies, s’est réjoui de cette solution qu’il qualifie de « nouvelle voie pour les Israéliens et Palestiniens ». S’adressant au conseil de sécurité, ce dernier croit véritablement que ce plan est significatif : « La résolution d’aujourd’hui représente une autre étape significative vers une bande de Gaza stable qui pourra prospérer, et un environnement qui permettra à Israël de vivre en sécurité. »
Puis ce dernier a annoncé les prochaines étapes de ce plan, visant à autoriser « la force de stabilisation internationale, une coalition robuste de Casques bleus (…) à se déployer sous un commandement unifié ».
La place des États-Unis dans ce plan est contestée
Les négociations effectuées avant le jour du vote démontraient au moins une chose : le plan proposé par le président américain manque de mesures concrètes et certains détails sont encore flous. Le Qatar et l’Indonésie se sont proposés pour agir à titre de médiateur, mais le plan adopté le 17 novembre attribue aux États-Unis le titre de président du comité de la paix. Concrètement, plusieurs pays se demandent toujours ce que cela signifie.
C’est notamment le cas de la Chine et de la Russie, d’où leur abstention de vote. La Russie, principalement, a annoncé ses inquiétudes quant au pouvoir qu’auront les États-Unis dans ce plan. Le représentant russe aux Nations unies a critiqué l’absence d’une date claire pour un retour de la bande de Gaza aux mains des Palestiniens et des Palestiniennes.
Ce plan est ainsi un premier pas vers une paix possible, mais les États-Unis semblent vouloir unilatéralement s’impliquer, laissant de côté des pays ayant pourtant contribué à la fin des hostilités dans la bande de Gaza. Il est aussi important de mentionner que ce plan n’est pas officiellement régulé et mandaté par les Nations unies, mais bien seulement par les États-Unis, leur conférant d’autant plus de pouvoir. Ce plan de force internationale sert simplement de base juridique pour justifier les actions des pays impliqués.
Source : Getty Images
