Par Frédérique Maysenhoelder

L’Université de Sherbrooke (UdeS) reçoit un don majeur de 10 millions de dollars de l’homme d’affaires et philanthrope canadien Eric Sprott afin de soutenir la recherche sur la maladie d’Alzheimer et le vieillissement du cerveau. Cette contribution permettra notamment d’accélérer les travaux du professeur-chercheur Stephen Cunnane, de la Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS).
Reconnu à l’international pour son expertise en cétothérapeutique, qui s’intéresse au potentiel thérapeutique des cétones dans différentes maladies, Stephen Cunnane travaille depuis plusieurs années sur la santé cognitive des personnes vieillissantes. Le financement contribuera à approfondir les connaissances sur les mécanismes liés au vieillissement du cerveau et à explorer de nouvelles avenues de prévention de la maladie d’Alzheimer.
« C’est une occasion dont nous n’aurions même pas osé rêver », souligne le professeur-chercheur. Selon lui, cette contribution permettra non seulement d’accélérer les recherches sur la prévention de la maladie d’Alzheimer, mais également de « mieux outiller la population et les professionnels de la santé ».
Miser sur la prévention
Alors que le vieillissement de la population s’accompagne d’une hausse importante des troubles neurocognitifs, l’UdeS souhaite miser sur la recherche afin de mieux comprendre ces enjeux et d’améliorer la qualité de vie des personnes concernées. Le Centre de recherche sur le vieillissement (CdRV), qui possède une expertise dans la prévention, la compréhension et le traitement des problèmes de santé associés à l’âge, contribuera également à cette démarche.
Pour Stephen Cunnane, les habitudes de vie constituent notamment une avenue importante à approfondir. « Nous savons que de meilleures habitudes de vie peuvent contribuer à protéger la santé cognitive », affirme-t-il, ajoutant que le défi consiste maintenant à mieux comprendre comment les intégrer efficacement aux stratégies de prévention.
Le don permettra ainsi de renforcer la collaboration entre les équipes de recherche et les infrastructures de l’UdeS et du Centre de recherche sur le vieillissement. Cette synergie vise à favoriser de nouvelles découvertes dans un domaine qui touche une population vieillissante de plus en plus importante.
La santé métabolique au cœur des recherches
Pour Eric Sprott, la santé métabolique représente une piste de prévention qui mérite d’être davantage étudiée. « La santé métabolique demeure une avenue de prévention encore sous-estimée », affirme le philanthrope, qui dit souhaiter contribuer à faire progresser les connaissances sur la maladie d’Alzheimer.
Il estime également que la population doit pouvoir bénéficier de recommandations de prévention appuyées par des données scientifiques. « Aujourd’hui, la science nous offre des pistes très prometteuses qu’il importe d’explorer davantage », ajoute-t-il.
Du côté de l’UdeS, le recteur Jean-Pierre Perreault souligne l’importance de cette contribution pour la recherche et la formation. Il considère le don comme le résultat d’une rencontre entre un philanthrope et un chercheur dont les travaux pourraient avoir des retombées importantes pour la santé cognitive.
« Grâce à ce soutien remarquable, nous pourrons accélérer la recherche, renforcer la formation de la prochaine génération de chercheuses et de chercheurs et accroître les retombées de cette expertise au bénéfice de la population », affirme le recteur.
Avec ce don de 10 millions de dollars, l’UdeS entend donc donner un nouvel élan aux recherches sur le vieillissement du cerveau et la prévention de la maladie d’Alzheimer, tout en renforçant son rôle dans le domaine de la recherche sur le vieillissement.
Crédit : UdeS
