Le Festival des traditions du monde, entre traditions et découvertes

Par Sarah Gendreau Simoneau

Les cultures de plusieurs pays ont rayonné durant cinq jours lors de la 29e édition du Festival des traditions du monde de Sherbrooke.

La 29e édition du Festival des traditions du monde de Sherbrooke (FTMS) s’est conclue le 16 août, après cinq jours de festivités, de spectacles et de cultures qui se mélangent. L’organisation du 30e anniversaire du Festival, très attendu, est déjà en cours.

Selon Malika Bajjaje, directrice du FTMS, les préparatifs sont déjà entamés. « Nous sommes déjà à mettre quelques éléments ensemble pour livrer une édition anniversaire extraordinaire. On a des idées de ce qu’on veut mettre en place, des artistes qu’on veut inviter, on aimerait que ce soit une édition frappante. » Pour elle, les 30 ans du Festival témoignent de sa longévité et de sa pertinence. « On est vraiment nécessaires. »

Et elle insiste sur le mot « pertinence ». Avec le monde divisé un peu partout et l’actualité internationale peu reluisante des derniers temps, la directrice du FTMS est d’avis qu’un festival comme celui-ci sert à présenter les cultures de façon positive. « On les présente par leurs richesses culturelles et artistiques. Derrière ces pays, il y a des populations qui sont riches par leur gastronomie, leur culture, leurs traditions, leurs habitudes. Ça montre que chaque pays a une richesse culturelle à partager au-delà de ce qui se passe côté politique. »

Elle donne comme exemple le kiosque gastronomique de l’Ian, représenté par le restaurant Persepolis de Sherbrooke, qui était un des plus populaires des cinq jours du Festival. « Malgré tout ce qui se passe de négatif dernièrement, les gens voulaient partager la gastronomie iranienne, échanger avec les propriétaires du restaurant. » Elle évoque également la culture autochtone qui était présentée, notamment, au Shack d’Amérique en soirée d’ouverture, le 12 août dernier, avec Laura Niquay (folk blues rock atikamekw) et Ivan Boivin-Flamand (musique pop atikamekw). « Le but, c’est de faire tomber les frontières par le chant, l’art, la culture, la gastronomie. C’est mission accomplie pour nous. »

Des spectacles, de la danse, des ateliers, de la gastronomie, tout était en place pour ce mélange de traditions et de découvertes.

Un festival toujours populaire

Malika Bajjaje et son équipe sont satisfaits de cette 29e édition. « Les festivaliers ont répondu présents à notre proposition artistique de cette année. Cette édition a permis de maintenir un équilibre entre traditions et découvertes. » Les chapiteaux thématiques (l’Hacienda Latina, le Palais de l’Orient, le Pub irlandais et le Shack d’Amérique), toujours appréciés des festivaliers et des festivalières, ont encore une fois eu la cote. « Ils créent des expériences diversifiées et ils favorisent les découvertes. »

Au moment où l’entrevue a été réalisée, Malika Bajjaje n’avait pas encore les chiffres de l’achalandage de cette année, mais elle est d’avis qu’ils devraient être encore plus importants qu’en 2025. Cette année, ce qui a surpris l’organisation, c’est la diversité des âges du public. « Les gens venaient entre amis, en solo ou en famille, notre accessibilité a permis à beaucoup de familles de venir. Les enfants de 14 ans et moins ne paient pas, et l’offre artistique permet aussi d’attirer ce genre de public. On a vu des gens de toutes les catégories d’âges. »

Elle remercie d’ailleurs toutes les personnes ayant foulé le terrain du parc Quintal du 12 au 16 août. « C’est bien beau de faire une programmation, de créer un site, un lieu de rassemblement pour fêter toutes les cultures, mais si les festivaliers ne répondent pas présents, le FTMS ne connaitrait pas cette longévité et cette pertinence. »

Elle leur donne donc rendez-vous l’été prochain pour la 30e édition du Festival des traditions du monde.


Crédit photos : Simon Rancourt

redaction.lecollectif@usherbrooke.ca   More Posts
Scroll to Top