Par Médéric Dens

Plusieurs documents ont été récemment divulgués en lien avec l’affaire Epstein. Des personnalités provenant de partout et de tous les milieux ont été mentionnées. Mais qu’en est-il des élites politiques ? Plusieurs d’entre elles ont été nommées, allant des ultrariches comme Elon Musk jusqu’aux héritiers monarchiques et personnalités politiques encore actives. Pour le moment, le FBI et le département de la Justice (DOJ) refusent d’affirmer que des poursuites judiciaires seront entamées contre ces personnes.
Le 30 janvier 2026, le FBI (Federal Bureau of Investigation) a dévoilé des images et des échanges de messages entre plusieurs personnalités impliquées dans le scandale Jeffrey Epstein. En regardant ces images, il est difficile de rester neutre face aux tortures inimaginables qu’ont dû vivre les victimes.
Mais ce qui retient le plus l’attention, c’est le nombre de personnalités connues du milieu politique qui sont impliquées dans le scandale. Ceux et celles qui ont le devoir de parler au nom du peuple optent pourtant pour des comportements scandaleux dans ces dossiers. Parmi celles-ci, le prince Andrew, fils de la reine Élisabeth II, sort du lot. On y voit le prince, qui a récemment perdu ses titres honorifiques et militaires, aux côtés d’une jeune femme couchée sur le sol, possiblement inconsciente.
Des personnalités politiques américaines se démarquent également dans ces dossiers. Le premier en tête de liste est Donald Trump, avec qui Epstein aurait eu plusieurs discussions à propos de « jeunes filles », messages niés par le président. Quant à Bill Clinton, de nombreuses photos illustrent son lien de proximité avec Epstein, tandis qu’Howard Lutnick, secrétaire au Commerce sous Trump, aurait échangé plusieurs courriels pour obtenir des rencontres avec le défunt criminel sur son île.
Des inculpations à venir ?
Pour le moment, l’administration Trump évite de faire face à l’adversité dans ce dossier, malgré la transparence provenant du FBI. Les trois millions de documents dévoilés contiennent pourtant le nom de Donald Trump dans plusieurs d’entre eux lorsque l’on consulte le site officiel du département de la Justice américaine. On y voit notamment le cas d’une jeune fille de 13 ans qui, à l’époque, accusait Donald Trump de l’avoir violée.
Trump avait pourtant promis, lors de la campagne présidentielle de 2024, qu’il enfermerait tous ceux et celles impliqués dans l’affaire Epstein. Mais le département de la Justice, nie les accusations portées contre le président, malgré les preuves présentées, et affirme que les documents dévoilés « contiennent des allégations mensongères et sensationnalistes à l’encontre du président Trump ». Il y a donc vraisemblablement des ambiguïtés entre les ambitions du FBI et celles de l’administration en place.
C’est un revirement de situation au sein du DOJ, puisqu’entre ses deux mandats, Trump critiquait vivement ce département et l’accusait de « protéger les démocrates et les célébrités libérales ». Enfin, un récent sondage organisé par la firme YouGov démontre que près de la moitié (47%) des Américains sont convaincus que Donald Trump soit impliqué dans les crimes commis par Epstein. Pour l’instant toutefois, rien ne porte à croire que ce dernier, ou encore les autres personnalités politiques impliquées, seront inculpées.
Source : Getty Images
