Mar. Juil 23rd, 2024

Par Frédérique Richard et Sarah Gendreau Simoneau 

La crise environnementale actuelle multiplie les mauvaises nouvelles climatiques, ce qui accentue l’écoanxiété chez bon nombre de personnes. Plusieurs études ont démontré le lien entre la consommation abusive de mauvaises nouvelles et la dépression, le stress et l’anxiété, rapporte Radio-Canada. 

Le Collectif a donc décidé de vous bombarder de quelques bonnes nouvelles concernant le climat, l’environnement et les innovations qui permettent la pérennité de notre chère planète. 

Sauver les caribous dans l’Ouest canadien 

Entre 1991 et 2023, les populations de caribous ont chuté de moitié dans l’Ouest canadien. Plus d’un tiers des hardes ont disparu. Les gouvernements, les scientifiques et les Premières Nations tentent depuis des années de trouver des moyens de les ramener. Une nouvelle étude fait état d’une augmentation du nombre de caribous en Alberta et en Colombie-Britannique, alors que leur population était autrefois en déclin. 

Cette dernière conclut que le rebond est principalement dû à l’abattage de centaines de loups, une politique qui devra probablement se poursuivre pendant des décennies. « Ce n’est pas la faute des loups », explique Clayton Lamb, un des 34 coauteurs de l’étude. La conservation du caribou est considérée comme un des problèmes de gestion de la faune les plus difficiles sur le continent. 

Ces animaux ont besoin d’étendues intactes de forêts boréales anciennes, difficiles à atteindre. Cependant, ces forêts ont tendance à être exploitées ou forées, ce qui ouvre des routes et des lignes de coupe qui invitent les cerfs et les orignaux, ainsi que les loups. D’après l’étude, le nombre de caribous a augmenté de 52 % depuis 2020 par rapport à ce qu’il aurait été si rien n’avait été fait. 

Les aires de répartition de certains troupeaux sont perturbées à près de 90 % par l’industrie, et la restauration de l’habitat est la solution privilégiée. Toutefois, il faut des décennies pour qu’une coupe à blanc ou une ligne de coupe retrouve un statut proche de celui d’une forêt ancienne. C’est notamment pour cette raison que diverses mesures provisoires ont été utilisées. 

Source: L’Encyclopédie Canadiennne

Expansion d’un parc pour protéger les caribous 

Le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique a indiqué que le parc Klinse-Za, situé à l’ouest de Chetwynd, allait être agrandi pour atteindre près de 2000 kilomètres carrés. Situé à environ 110 km au nord de Vancouver, ce parc a été créé en 2001 sur une superficie de 27 km2. Le 14 juin dernier, jour de l’annonce, a été une « journée historique pour l’espèce », déclare M. Lamb, affirmant que le caribou « a besoin d’un vaste paysage intact doté d’une communauté de prédateurs et de proies qui fonctionne comme elle est censée le faire ». 

L’agrandissement en tant que tel est le résultat d’un partenariat datant de 2020 entre la province et les Premières Nations Saulteau et de West Moberly. Elles avaient alors convenu d’aider à stabiliser et à protéger le caribou des montagnes du Sud, une espèce menacée. 

Le parc agrandi protégera également d’autres espèces en péril comme le pékan, l’omble à tête plate, le grizzli et le carcajou, de même que les sites culturels sacrés des Premières Nations du Traité numéro 8 de la région. 

La province a déclaré que l’expansion de ce parc contribuera aussi à l’objectif de la Colombie-Britannique de préserver 30 % des terres d’ici 2030. 

Les cimetières, plus utiles qu’on ne le pense 

En Europe, on commence à voir apparaître une nouvelle initiative : les panneaux solaires servent maintenant de toit pour les cimetières. On voit cette conception apparaître en France dans la ville de Saint-Joachim et en Espagne dans la ville de Valence notamment.  

Dans le cas de Saint-Joachim, on relate que le cimetière est facilement inondé en hiver, au point où il est difficile de marcher dans les allées en raison de fortes pluies durant les mois de janvier et de février. Les panneaux solaires permettraient donc de venir couvrir le site en collectant l’eau de pluie. L’énergie créée sera, quant à elle, redistribuée aux résidents qui auront déboursé 5 € pour y avoir accès. Le cimetière de Saint-Joachim devrait être en fonction à partir de l’été 2025. 

En ce qui concerne le cas de Valence, il est prévu d’y trouver le plus grand parc solaire urbain d’Espagne. On y estime l’installation de plus de 6 658 panneaux solaires dans ses cimetières locaux. Actuellement, on compte 810 panneaux déjà mis en place dans les cimetières de Grau, Campanar et Benimàmet. Au total, ce seront plus de 440 000 kilowatts qui seront générés par ces panneaux. 

Crédits: Saint-Joachim Township

Bogota et les dimanches sans voiture 

En 1974, des groupes de cyclistes poussent le gouvernement à fermer deux routes dans le but de protester contre le nombre grandissant de véhicules augmentant la pollution de l’air et créant un manque d’espace.  

Cinquante ans plus tard, la ville ferme maintenant 120 km d’axes routiers principaux entre 7 h et 14 h, les jours fériés et chaque dimanche. Cette fermeture permet aux piétons, aux cyclistes et aux transports publics de se déplacer librement. Actuellement, 1.4 million de personnes participent à cette initiative. De plus, on peut même apercevoir dans les rues des activités de yoga, d’aérobiques et de cours de réparation de vélos.  

Ce projet permet tous les dimanches de diminuer de 13 fois son taux de pollution atmosphérique et de 7 fois son niveau de bruit ambiant. On découvre des initiatives semblables dans une centaine de villes partout à travers le monde. 

Source: IDRD


Source: L’Encyclopédie Canadienne

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Rédactrice en chef et directrice générale, auparavant cheffe de pupitre SPORT ET BIEN-ÊTRE pour le journal Le Collectif | Site web

Passionnée par tout ce qui touche les médias, Sarah a effectué deux stages au sein du quotidien La Tribune comme journaliste durant son cursus scolaire, en plus d’y avoir œuvré en tant que pigiste durant plusieurs mois. Auparavant cheffe de pupitre pour la section Sports et bien-être du journal, et maintenant rédactrice en chef, elle est fière de mettre sa touche personnelle dans ce média de qualité de l’Université de Sherbrooke depuis mai 2021.  

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