Mer. Fév 28th, 2024

Par Béatrice Vigneault 

La ligue professionnelle de hockey féminin a officiellement lancé ses activités le 1er janvier dernier à Toronto. Depuis, cinq matchs ont été disputés entre les six équipes et l’énergie dans les estrades était au rendez-vous pour chacun d’entre eux.  

Ce sont six équipes qui composent la ligue, soit trois Canadiennes (Montréal, Toronto et Ottawa) et trois Américaines (Boston, New York et Minnesota). Les six villes s’affronteront pour une saison écourtée de 24 matchs jusqu’au début du mois de juin. Les prochaines saisons devraient comporter environ 32 parties, de novembre à mai. 

Composition des équipes 

La première semaine d’activité promet une saison palpitante. C’est le premier janvier qu’avait lieu le premier affrontement qui opposait Toronto à New York. Cette dernière a triomphé par la marque de 4 à 0. Montréal a déjà disputé deux matchs. Avec une fiche d’une victoire en prolongation contre Ottawa et une défaite de 3 à 0 contre Minnesota, la troupe entraînée par Kori Chevarie occupe présentement la quatrième place au classement général.  

Lors de la sélection des joueuses, les équipes de repêchage ont toutes opté pour des stratégies différentes quant à ce qu’elles voulaient dans leurs équipes respectives. Montréal s’est dotée de la meilleure joueuse au monde, Marie-Philipe Poulin, ainsi que de celle qui est sans doute la meilleure gardienne de but présentement, Ann-Renée Desbiens, construisant ainsi une équipe axée sur l’offensive et le talent pur. L’équipe torontoise, la plus canadienne des équipes de la ligue, a opté pour la cohésion d’équipe en choisissant des filles déjà familières les unes aux autres. New York se distingue par sa solide défense alors que Boston est l’équipe la plus complète sur papier, sans lacune majeure. C’est toutefois Minnesota qui demeure imbattue pour l’instant grâce à l’intensité déployée par les joueuses qui fait des ravages.  

Un jeu plus physique 

Les joueuses de hockey ont longtemps voulu jouer de manière plus physique, mais les arbitres ne permettaient pas toujours cet aspect du jeu. C’est maintenant histoire ancienne. Des mises en échec, il y en a dans la Ligue professionnelle de hockey féminin. La différence dans l’intensité de jeu entre les tournois internationaux comme les Jeux olympiques ou les coupes du monde et la LPHF est flagrante, suscitant l’appréciation tant des joueuses que des spectateurs.  

La vice-présidente des opérations hockey de la LPHF, Jayna Hefford, a dit en entrevue que les joueuses s’entraînent de manière intensive, qu’elles sont fortes et en excellente condition physique et souhaitent qu’on le remarque sur le jeu. Tout en maintenant la sécurité des joueuses comme une priorité, la ligue a établi des règles strictes comme d’interdire les plaquages au centre de la glace, mais lorsqu’il y a une intention manifeste de prendre possession ou de jouer la rondelle, les mises en échec sont les bienvenues. La combinaison de cette nouvelle approche et de l’acceptation positive des joueuses et des spectateurs témoigne du succès de la LPHF dans son engagement envers un hockey féminin professionnel dynamique et attractif.  


Source: Getty Images

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