Jeu. Mai 23rd, 2024

Par Elizabeth Gagné 

C’est avec plaisir que le 30 avril dernier, j’ai discuté avec la directrice générale du Centre culturel, Joanne Lamoureux, de la nouvelle programmation 2024-2025. Une programmation à son image, mais également à celle de l’équipe qui a travaillé très fort durant ces deux dernières années afin de la mettre sur pied.  

En plus de lancer la programmation 2024-2025, le Centre culturel souligne ses 60 ans d’existence avec un vent de fraîcheur. Joanne Lamoureux est la directrice générale du Centre culturel depuis 2022. Elle est devenue la première femme à occuper ce poste depuis sa création. Ce lancement, Mme Lamoureux en est particulièrement fière, car il s’agit de la première programmation entièrement sous sa responsabilité. 

Mme Lamoureux m’informe qu’il faut généralement planifier un à deux ans d’avance une programmation de salle de spectacles. Celles qui précédaient la programmation 2024-2025, me dit-elle, provenaient en partie du travail de son prédécesseur, Mario Trépanier. Elle trouve que la nouvelle programmation ressemble beaucoup plus à sa personnalité et celle de son équipe. Aimant oser et être audacieuse, Mme Lamoureux trouve qu’elle et son équipe ont encore plus usé d’audace dans cette programmation. 

Audacieux, mais pas trop  

Joanne Lamoureux explique que même si la nouvelle programmation allait davantage explorer de nouveaux horizons, il y aura toujours les classiques du Centre culturel. Alors, quels sont les spectacles « nouveau genre » que les gens retrouveront dans la nouvelle programmation? Voulant explorer l’univers du rock, l’abonnement offre deux spectacles de ce genre qui promettent d’être très intéressants, selon Mme Lamoureux. Elle a également voulu explorer l’art de la parole mélangeant le chant et la poésie. Pour ce qui est de la danse, on pourra retrouver une belle variété de styles et de genres. Des classiques comme les Grands Ballets Canadiens feront leur retour. Il y aura également du tango d’Argentine et même une pièce de danse comportant de la nudité, spécifie-t-elle. Bien sûr, Mme Lamoureux tenait à préciser qu’une mise en garde est indiquée dans la brochure.  

Mme Lamoureux tente certainement de se démarquer de son prédécesseur en apportant de petits changements afin de redonner une identité au Centre culturel. Une identité rafraîchit, mais pas plus jeune. Mme Lamoureux ne cherche pas nécessairement à aller chercher un public plus jeune, mais elle cherche à travailler l’image de marque. Elle veut la rendre plus actuelle et plus cohérente.  

Définir les couleurs du Centre culturel 

Dérivant de la programmation pour parler marketing, milieu duquel est issue Mme Lamoureux, cette dernière laisse sous-entendre les besoins du Centre culturel de se forger une identité. Travailler la personnalité et définir les couleurs du Centre culturel, comme elle le mentionne, fait partie d’un des mandats qu’elle s’est donné à titre de directrice générale. Étant pour la « théorie des petits pas », comme elle le dit, le Centre culturel va peu à peu se transformer de manière graduelle pour offrir une expérience mémorable.  

À titre d’exemple, dans la Petite salle, un foyer est en train de se faire construire pour orner le centre de la salle. Cela est une initiative qui fera partie de la programmation des « vendredis autour du feu de camp ». Une expérience sensorielle et immersive où les sons de la forêt et les odeurs de sapins et d’épinettes parfumeront la salle éclairée par le foyer. Dans une formule intime, le public, rassemblé autour du feu de camp, partagera un moment fort et spécial avec l’artiste. « J’ai toujours voulu faire vivre une expérience qui sollicitait le plus de sens possible, parce que c’est la meilleure manière de laisser une empreinte chez les gens. » 

Un Centre culturel plus axé vers les étudiants de l’UdeS ? 

Le Centre culturel s’assure toujours de proposer des offres exclusives à la communauté étudiante de l’Université de Sherbrooke afin d’inciter les étudiants à venir voir des spectacles. Pour ce qui est de la carte blanche et du programme Passeur culturel offert aux étudiants en éducation, les spectacles n’ont pas encore été sélectionnés. Il faudra patienter un peu avant de découvrir le contenu auquel la communauté étudiante de l’Université de Sherbrooke aura accès. Joanne Lamoureux se veut rassurante en disant qu’aller chercher la communauté étudiante fait partie d’une des missions du Centre culturel.  

En sondant la communauté, elle avoue avoir été déçue de constater que les étudiants de l’Université de Sherbrooke fréquentaient le Centre culturel parce qu’ils avaient des cours ou des galas et non pour les spectacles. « On doit revoir nos façons de communiquer avec les étudiants. » Elle mentionne que la nouvelle expérience offerte à la Petite salle « autour du feu de camp » a été pensée pour la communauté étudiante. C’est un essai pour voir si les étudiants et étudiantes de l’Université seront au rendez-vous. « Presque tous les artistes qu’on a réservés pour cette expérience-là s’adressent à un public plus étudiant. » 

Une base solide pour un meilleur Centre culturel 

Mme Lamoureux a dû se confronter à plusieurs défis lors de son arrivée au Centre culturel, notamment tout ce qui a trait à la gestion d’une salle de spectacle. Elle confie que lorsqu’elle est arrivée, une seule personne s’occupait de la mise en marché de 500 évènements plus une galerie d’art. Mme Lamoureux ne cache pas que c’était beaucoup trop de travail pour un seul employé. Elle a donc, depuis son arrivée, créé sept nouveaux postes qu’elle a dû justifier pour des questions de rentabilité, mais en ce moment le mot d’ordre est consolidation. Joanne Lamoureux croit qu’il ne faut jamais s’asseoir sur ses lauriers et qu’il faut toujours travailler afin d’aller chercher et/ou garder sa clientèle. Pour y arriver « la clé est de réduire les irritants et de comprendre et faire comprendre le travail de tout un chacun. » L’unité de l’équipe est donc très importante pour Mme Lamoureux, afin de s’assurer que la base est solide et enthousiaste.  


Source: Centre culturel

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