Mer. Fév 28th, 2024

Par Léa Béliveau

C’est jeudi le 6 avril dernier qu’a eu lieu le congrès annuel du Groupe de coopération internationale de l’Université de Sherbrooke (GCIUS). C’est au studio de création du campus principal de l’Université de Sherbrooke (UdeS), autour d’une ambiance de 5@7, que les personnes membres du GCIUS ont présenté leurs projets de 2022-2023.

Dans le cadre du congrès annuel, sous un coucher de soleil majestueux au studio de création, des personnes étudiantes et des membres du personnel se sont réunis pour souligner les réussites innovatrices de l’organisation. La soirée, divisée en deux temps, a débuté par la présentation des projets de 2022, suivis des initiatives de 2023. Après des rafraichissements et des bouchées, plusieurs autres présentations, telles que celle des partenaires de projet, ont eu lieu.

Quelques semaines avant l’évènement, un groupe Facebook a été mis en place afin de procéder à un encan silencieux permettant de recueillir des fonds pour les nombreux projets à venir. Les personnes invitées ont aussi pu concrétiser leurs mises durant la soirée et en apprendre davantage sur les divers prix affichés.

L’UdeS, un épicentre de la coopération internationale

Depuis 2002 le GCIUS œuvre, à la suite d’une initiative étudiante de la Faculté de génie, dans la coopération internationale. Le premier projet a vu le jour à Saint-Marc en Haïti. Tel que le site internet du GCIUS le mentionne : « les participants aux activités administrent l’organisme et réalisent bénévolement leur propre projet en partenariat avec des organisations de coopération internationale et des partenaires locaux. »

La coopération internationale à l’UdeS occupe une place importante. Comme le mentionne le GCIUS, sa mission est de : « favoriser l’émergence d’initiatives de développement durable des étudiants et étudiantes de l’Université de Sherbrooke et des communautés locales dans les pays d’intervention, par des réseaux solidaires, inclusifs et dynamiques. »

C’est principalement depuis 2019 que le groupe a pris une tournure différente. En effet, c’est par une refonte administrative et par le biais de création de Règlements généraux qui ont ainsi marqué la mise en place d’un conseil administratif et d’un centre opérationnel que le GCIUS s’est transformé. Ces nouvelles mesures prônent ainsi une amélioration continue telle que la gestion axée sur les résultats (GAR) le présente. Le but est de maximiser les résultats dans l’intervention auprès des divers bénéficiaires. Cette méthode proposée par Affaires mondiales Canada (AMC) met de l’avant une manière différente en ce qui a trait aux projets de coopération internationale.

Monopolisant beaucoup d’acteurs universitaires et citoyens, le GCIUS possède un nombre impressionnant de partenaires. Du côté des personnes étudiantes, que ce soit en biologie, en génie ou en politique, toutes sont invitées à faire part du regroupement de quelconque manière. Un fait intéressant est que le baccalauréat en études politiques appliquées de l’UdeS, parmi ses six cheminements, en possède un en coopération internationale. Au cours des années, le GCIUS a pu collaborer et acquérir des stagiaires dans le domaine.

Une soirée de reconnaissance

L’année 2022 a été marquée par de nombreux projets à l’international comme la Ferme espoir, un centre d’apprentissage pour les jeunes, au Bénin, dans le contexte de l’agriculture intègre et durable dans l’optique de générer des revenus à la communauté de Dassa-Zoumé.

Par la suite, un autre projet d’envergure internationale a été mentionné. Il s’agit de la première phase du projet Cajous, en Côte d’Ivoire, qui consiste en la collecte de données terrain dans le cadre d’une initiative multidisciplinaire. Principalement, il vise à soutenir une coopérative agricole de femmes dans la transformation de résidus en briquettes biocombustibles, vers l’amélioration de l’environnement dans le contexte du réchauffement climatique.

Pour 2023, le GCIUS rayonne avec de nouvelles initiatives à l’international. D’une part, c’est au Madagascar qu’aura lieu le partenariat entre le GCIUS ; Fianaralab et l’Université de Fianarantsoa visent à « R.endre A.ccessibles et dispo.N.ibles les services d’eau à l’université de fianarants.O.a en déployant une pompe S.O.l.A.ire (R.A.N.O.S.O.A) ». Ce projet a pour but d’augmenter l’accessibilité à l’eau potable. Comme mentionné sur le site internet du GCIUS : « À l’automne 2023, c’est une équipe interdisciplinaire de 6 personnes étudiantes qui s’envoleront vers Fianarantsoa afin d’installer une pompe photovoltaïque, ainsi que préparer et animer une école d’été autour de cette dernière dans le but d’augmenter les compétences des étudiants.es dans le domaine des énergies renouvelables ».

Ainsi, la phase 2 du projet Cajous en Côte d’Ivoire est en route pour 2023. C’est par un partenariat entre le GCIUS et l’UPGC – l’Université Péléforo Gon Coulibaly, que, pour donner suite aux prises de données, les personnes impliquées se verront poursuivre ce qui avait été mis en place dans la première étape.

Que se passe-t-il sur le campus?

Un nouveau programme en 2022 a vu le jour auprès du GCIUS. En effet, c’est le nouveau programme campus qui a pour but de sensibiliser la communauté universitaire à l’interconnexion entre les enjeux globaux et locaux. La mission de ce projet se développe autour d’attirer l’attention des personnes étudiantes auprès des réalités et enjeux outre-mer. Considérant que la région de l’Estrie est très impliquée dans les enjeux sociétaux, l’émergence du programme campus se fait de manière plutôt rapide, surtout en raison du fait que nombreux sont les partenaires du coin qui collaborent. C’est ainsi par l’art et la culture, les communications engagées, les panels informatifs et les soirées jeu-questionnaire thématiques que l’initiative campus sensibilise les personnes du contexte universitaire.

La soirée du GCIUS a été un succès dans son ensemble. Ce regroupement est un pilier important pour l’UdeS, qui en est aussi un partenaire important.


Crédit image @Mélodie Béland

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Naviguant entre la politique économique et le droit fiscal, Léa, candidate au Diplôme d’études supérieures spécialisées de 2e cycle en droit et politique appliqués de l’État (DPAE), affectionne la loi de l’impôt et les politiques fiscales.

Auxiliaire de recherche à la Chaire en fiscalité et finance publique (CFFP), Léa doit se tenir à l’affut des dernières nouvelles en ce qui concerne les enjeux fiscaux et les finances publiques, autant sur la scène nationale qu’internationale. Amoureuse de son campus et de ce que la vie étudiante à offrir, elle adore tenir la communauté étudiante au courant de ses dernières découvertes.

Cheffe de pupitre pour la section CAMPUS, Léa se donne pour mission d’informer les personnes étudiantes et de leur divulguer les dernières réussites académiques, les nouvelles découvertes scientifiques et les activités dont regorge le campus.