Jeu. Juil 25th, 2024

Par Camille Lemarié 

Le vendredi 20 octobre, le président américain Joe Biden a réclamé au Congrès une rallonge budgétaire de 105 milliards de dollars pour soutenir l’Ukraine et Israël, affronter la Chine et répondre aux arrivées de migrants à la frontière mexicaine. 

Dans sa seconde allocution prononcée dans le bureau ovale, Joe Biden déclarait le jeudi 19 octobre qu’un tel budget permettrait de soutenir en « urgence » les « partenaires essentiels » des États-Unis. Selon lui, « il s’agit d’un investissement intelligent qui sera bénéfique pour la sécurité des États-Unis pendant des générations ». 

Une réponse aux crises internationales et à l’immigration 

Le discours du président démocrate reflète une vision étendue des obligations des États-Unis à l’étranger. « Le monde nous regarde et le peuple américain attend à juste titre de ses dirigeants qu’ils s’entendent pour répondre à ces priorités », a commenté Shalanda Young, directrice des affaires budgétaires de la Maison-Blanche. 

La rallonge budgétaire demandée par M. Biden inclut 61,4 milliards de dollars pour l’Ukraine (dont 30 en armement), 14,3 milliards de dollars pour Israël (dont 10,6 en armement) et 9 milliards de dollars pour répondre aux crises humanitaires internationales. À cela s’ajoutent 12 milliards de dollars pour la gestion de l’immigration et la lutte contre le trafic de fentanyl à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Puis, 7,4 milliards de dollars sont également destinés à des investissements miliaires et économiques dans la région indo-pacifique, dont Taïwan, objet du désir de réunification de la Chine. 

Bien que la politique étrangère américaine s’affaire dans l’immédiat aux guerres en Ukraine et au Proche-Orient, la Chine reste le défi géopolitique le plus important des États-Unis. Le président démocrate a insisté sur le fait que ces conflits, bien que lointains, demeurent « vitaux pour la sécurité nationale des États-Unis ». 

Un consensus politique difficile 

Biden espère que la réunion de ces mêmes problématiques en un seul texte législatif permettra de créer la coalition nécessaire pour obtenir l’approbation du Congrès, lequel est composé de la Chambre des représentants, à majorité républicaine, et du Sénat, majoritairement démocrate. Or, les républicains ont échoué jusqu’à présent à faire élire l’un des leurs à la tête de la Chambre des représentants, ce qui paralyse le Congrès et l’empêche de voter des lois comme le budget fédéral. Le Sénat démocrate entend adopter rapidement la proposition du président américain, afin de faire pression sur la Chambre des représentants. 

Outre cette paralysie législative, il existe des désaccords quant à l’allocation du budget. De nombreux parlementaires critiquent en particulier l’assistance portée à Israël, que certains accusent de commettre des crimes de guerre. Le transfert d’armes à Israël ne fait pas non plus l’unanimité. 

Malgré un consensus politique difficile, Biden reste confiant. Selon lui, et pour reprendre les mots de Franklin Delano Roosevelt, le pays « construit l’arsenal de la démocratie et sert la cause de la liberté ». « Nous ne pouvons pas laisser les mesquineries politiciennes […] se mettre en travers de nos responsabilités en tant que grande nation », a-t-il ajouté. 


Source: Facebook Joe Biden

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