Lun. Mai 27th, 2024

Par Jérémy Plamondon

Il faudra attendre encore un peu plus longtemps avant de voir des changements à la carte électorale fédérale canadienne. Les citoyens de quatre circonscriptions ont en effet choisi, le 19 juin dernier, d’élire une personne candidate de la même formation politique que lors des élections générales de 2021.

C’est sans trop de suspense que le parti libéral du Canada a facilement remporté la victoire dans les circonscriptions de Notre-Dame-de-Grâce–Westmount au Québec (Anna Gainey) et de Winnipeg–Centre-Sud au Manitoba (Ben Carr). Les conservateurs, de leur côté, ont réussi à l’emporter de nouveau dans les circonscriptions de Portage-Lisgar au Manitoba (Branden Leslie) et d’Oxford en Ontario (Arpan Khanna).

Les résultats font contraste avec les plus récents sondages fédéraux, comme celui du 9 juin par Abacus Data et celui du 7 juin par Mainstreet Research, qui marquaient respectivement une avance de 7 et de 6 points de pourcentage pour les conservateurs de Pierre Poilievre à l’échelle nationale. La formation politique de droite a, en effet, seulement fait des gains dans la circonscription de Portage-Lisgar (64,9 %), une circonscription où elle avait déjà obtenu la majorité absolue des voix en 2021 (52,5 %). De plus, la lutte s’est avérée beaucoup plus serrée qu’en 2021 dans la circonscription d’Oxford, où leur avance a fondu d’environ 20 points de pourcentage face aux libéraux de Justin Trudeau.

Une régression pour Maxime Bernier

L’ancien ministre des Affaires étrangères du Canada et actuel chef du Parti populaire du Canada (PPC) tentait, lors de l’élection partielle de Portage-Lisgar, de faire un retour à la Chambre des communes après deux élections générales non concluantes (2019 et 2021). Bernier a en effet terminé avec 17,2 % des suffrages, près de 50 points derrière le candidat conservateur victorieux, et près de 5 points derrières les résultats de la candidate du PPC aux élections générales de 2021. Ce dernier semblait toutefois avoir une analyse optimiste de la situation, affirmant que « les statistiques le démontrent, ce parti-là ne fait que croitre ».

Confiance chez les néodémocrates

Les appuis du Nouveau Parti démocratique (NPD) ont eux aussi chuté comparativement à 2 021, et ce dans les quatre circonscriptions en élections. La chute la plus notable est celle de 18,2 % à 10,5 % dans Oxford. Le chef, Jagmeet Singh, a toutefois attribué cette performance au taux de participation faible, nulle part dépassant les 50 %. « Dans les élections partielles, où il n’y a pas un grand montant de gens qui votent, notre vote réduit et c’est normal », a-t-il déclaré en conférence de presse, le lendemain de l’élection.

Les différentes formations politiques auront néanmoins l’occasion de se reprendre le 24 juillet prochain dans la circonscription de Calgary-Heritage, en Alberta. Cette élection partielle, faisant suite au départ du député conservateur Bob Benzen en décembre dernier, n’avait pas été déclenchée en même temps que les autres à cause des élections provinciales albertaines qui avaient lieu récemment.


Source image @Anna Gainey

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