Dim. Juil 21st, 2024

American Dirt, Jeanine Cummins

Par Alexia Gagnon-Tremblay

Cette semaine, je vous parle du roman American Dirt écrit en 2020 par Jeanine Cummins. Tout d’abord, l’histoire débute dans la ville d’Acapulco au Mexique. L’auteure, dès le début, établit un solide contexte pour l’histoire à venir en y abordant la violence qui peuple les rues de cette ville. J’ai apprécié cet élément qui permettait de ressentir l’instabilité des lieux et d’ainsi comprendre les préoccupations quotidiennes des habitants de cette région. Cela permet, selon moi, de mieux comprendre les réactions des deux personnages principaux, Lydia et son jeune fils Luca. En effet, bien malgré eux, ils se retrouvent pourchassés par un groupe œuvrant dans le narcotrafic et doivent s’enfuir de chez eux, craignant pour leur sureté. Heureusement, Lydia a de la famille aux États-Unis, où ils pourront se réfugier, afin d’être protégés. Bien évidemment, ils n’échapperont pas à certaines embuches lors de leur migration, qui ne feront que s’ajouter à la difficulté de laisser tout ce qu’ils connaissaient derrière eux pour espérer une vie meilleure et loin de cette constante violence qui les guette. Vous ne serez pas déçu de cette lecture. Le thème de la migration qui y est abordé me fait beaucoup penser au roman Là où je me terre de Caroline Dawson, que j’avais beaucoup apprécié. Cependant, les approches de ces deux auteures sont bien différentes et méritent toutes deux d’être explorées.

*ATTENTION : Cette œuvre est fictive. Je n’encourage pas cette lecture au détriment du témoignage de personnes ayant réellement vécu la violence des gangs de rue et de l’immigration clandestine.

Elle r’viendra pas, Camille, Guillaume Pineault

Par Felicia Laplante

C’est beau. C’est vrai. C’est écrit avec le cœur. Guillaume Pineault a troqué une partie de son âme pour ces quelques pages. L’encre déversée dévoile son côté sensible au grand jour et un nouveau portrait de l’humoriste se dresse sous ses mots. Ça nous rend nostalgiques de nos premiers amours. Ça nous fait rire grâce à la légèreté du texte, l’autodérision de l’auteur et les blagues qui traversent les années. Ça nous fait réfléchir au fil des introspections qui sont au cœur du narratif. Guillaume nous fait part de l’amour masculin, celui qui se fait plus discret, mais qui est tout aussi intense et passionnel. Il nous donne la chance de voir l’autre côté de la médaille, trop souvent caché, ou même oublié. De plus, la mise en page facilite grandement la lecture ; les chapitres sont courts et le texte est disposé selon un ordre chronologique débutant des émois d’enfance aux idylles de la trentaine. Le graphique rend le visuel davantage allumant et nous donne une raison de plus pour tomber amoureux de cette littérature. Rien n’est mis à l’écart, que ce soit la typographie ou même les couleurs choisies. La minutie présente dans les détails se voit et mérite toute l’admiration du public. C’est un livre d’été parfait qui donne de l’espoir et envie d’avoir des papillons que seul l’amour peut donner. Un livre qui donne envie d’aimer fort fort fort.


Crédit image @Pexels

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