Mar. Juil 16th, 2024

Par Elizabeth Gagné  

Le festival Sherbrooke t’en bouche un coin (STEBUC) est une occasion de montrer que la région de l’Estrie est une référence en gastronomie. Cette 11e édition se déroulait du 6 au 9 juin, au Marché de la Gare, où se sont rassemblées les foodies de l’Estrie afin de goûter aux créations de plus d’une trentaine de producteurs et de chefs de la région.   

Plusieurs activités ont été organisées pour permettre aux visiteurs de profiter au maximum de leur forfait. Les passionnés qui se sont procuré le billet le plus alléchant, au coût de 125 $ la journée, avaient droit à un traitement de luxe avec bulles, à des dégustations ou activités privées, à un cadeau, ainsi qu’à 15 coupons de dégustation. Le prix variait selon la date choisie et les animations annoncées.  

Le forfait découverte, au prix de 45 $, donnait accès à chacune des journées du STEBUC, incluant 30 bons de dégustation, une dégustation surprise et le verre.   

Finalement, le forfait journalier valait 24 $ et offrait l’entrée d’une journée au festival, ainsi qu’un verre de dégustation et 15 coupons. Comme les exposants étaient les mêmes tout au long des festivités, ce forfait correspondait bien aux gens qui ne voulaient profiter qu’une seule fois. Les activités, cependant, différaient d’une journée à l’autre.    

Des activités et des dégustations gratuites   

L’achat d’un billet donnait automatiquement accès aux diverses activités et dégustations de vin qui ont été proposées gratuitement tout au long du festival. Le seul pépin, c’est le principe du « premier arrivé, premier servi ». C’était donc un pensez-y-bien. Pour ce qui est des dégustations de vin, plusieurs ont eu lieu. Il suffisait de trouver une place et d’attendre qu’elles commencent. Durant la fin de semaine, quatre vins québécois, un vin français ainsi qu’un vin californien étaient offerts en dégustations.   

Il est important de planifier adéquatement son heure d’arrivée dans ce type de festival pour ne pas manquer sa chance dans certaines activités gratuites qui attirent plusieurs personnes.   

Mon expérience   

Les tentes et les parasols ne manquaient pas pour se réfugier lors des quelques averses annoncées, mais quand le soleil se pointait le bout du nez, il faisait assez chaud. Cette drôle de météo n’a pas freiné les activités. J’ai trouvé que certains produits étaient ridiculement petits et valaient trop de coupons. En général, une bouchée salée de bonne grosseur représentait cinq coupons, ce qui équivalait à environ trois dégustations par personne, ce qui est peu.   

Pour les rafraîchissements, servis dans le verre de dégustation à l’achat d’un billet, le prix variait de trois à quatre coupons. Personnellement, je trouvais cela un peu cher pour la quantité de liquide. Le meilleur truc que je pourrais donner, pour l’année prochaine, c’est d’y aller à plusieurs et de partager les bouchées pour goûter à plus de produits.  

Découvertes et déceptions  

Un de mes coups de cœur va à Kobo ramen qui servait des brochettes de boulettes de poulet assaisonnées. Elles étaient grillées sur une sorte de Konro, un gril traditionnel japonais. Ensuite glaisées avec une sauce, elles étaient proposées avec un jaune d’œuf cru agrémenté de sauce soja et d’huile de sésame qui était parfaitement balancé et qui s’agençait bien au poulet. Le tout était livré sur un nid de salade de choux à l’asiatique.  

J’ai aussi bien aimé le restaurant Persépolis avec son kebab grillé sur la braise. Servi tout bonnement sur un pain pita accompagné d’une petite salade verte, le goût de la viande grillée et épicée, arrosée d’une vinaigrette, était à tomber par terre. Comme quoi les recettes les plus simples, mais les mieux exécutées sont parfois les meilleures.   

Le Pizzicato, reconnu pour ces pâtes fraîches, offrait trois tortellinis farcis de fromage avec une sauce blanche à la muscade. Le fromage farci était excellent, ce qui, selon moi, compensait la sauce qui manquait légèrement de sel.   

Le Westley proposait une variété de petites bouchées aux fruits de mer, dont un tartare de pétoncle au fruit de la passion et aneth qui était très bon, mais un peu cher pour si peu en quantité.   

Le Pura Vida faisait déguster une fascinante combinaison d’une soupe froide aux amandes grillées effilochées ainsi qu’un crostini pêche et tartare de betterave sur un nid de fromage à l’aneth. Bien qu’intéressants et frais, les goûts étaient trop simples et trop délicats à mon goût, ce qui rendait la bouchée fade.    

Ma plus grande déception a été le bao au canard dont le nom du kiosque m’échappe. Très prometteur, le canard était grillé et semblait laqué d’une sauce savoureuse. Il était accompagné de choux rouges et de carottes râpées servis dans un petit pain cuit à la vapeur. Malgré son aspect alléchant, le bao n’avait aucune saveur. Il y avait une infime quantité de canard qu’on ne le goûtait même pas. Le pain s’effritait dans nos mains et le tout était très sec. Je ne sais pas s’ils ont oublié d’ajouter une sauce quelconque, mais pour cinq coupons ça ne valait pas la peine.   

Mes impressions   

Dans l’ensemble, je trouve que certaines bouchées étaient trop petites pour le nombre de coupons demandés. Finalement, j’ai quand même passé un agréable moment. Le Marché de la Gare est un endroit parfait pour un tel évènement et l’ambiance était très conviviale.   


Crédits: Elizabeth Gagné

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Cheffe de pupitre CULTURE

Étudiante à la maîtrise en histoire, Elizabeth a toujours été passionnée par les arts et la culture. Travaillant de pair avec ses collègues depuis 2022 à promouvoir le programme des Passeurs culturels à la faculté d’éducation, elle travaille également depuis un an au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke. Intriguée par tout ce qui nous rend profondément humains, elle souhaite élargir et approfondir le sens de la culture en proposant des articles parfois hors normes.