Mar. Fév 27th, 2024

Par Myriam Baulne

Le 28 avril dernier avait lieu la première du spectacle Moïra, de la compagnie de danse Sursaut, au Théâtre Centennial. Les interprètes Stéphanie Brochard, Caroline Namts et Vicky Gélineau en ont mis plein la vue aux personnes, petites et grandes, présentes pour cette première représentation haute en couleur!

Dirigée et mise en scène par Morgane Le Tiec, la pièce Moïra plonge le public dans l’univers de trois femmes divines qui affirment leur identité à travers leurs rôles de gardiennes de la destinée. Librement inspirée du mythe grec des trois moires, la pièce n’utilise que peu d’accessoires et de décors et mise sur la chorégraphie et l’interprétation pour mettre le feu aux planches.

Les trois moires

Le mythe des trois moires, par la suite devenu le mythe des Parques dans la mythologie romaine, raconte l’histoire de Clotho, Lachésis et Atropos, trois divinités responsables de tisser et de filer la fibre du destin. Dans la pièce, le destin est représenté par de longues tresses blanches tantôt portées, manipulées et partagées par les interprètes. Ces tresses sont parfois des outils, leur permettant des mouvements tout en longueur et en grâce, et parfois des contraintes, les maintenant prisonnières. La courte pièce (environ 45 minutes) explore de nombreux thèmes, certains plus sombres et d’autres plus colorés, qui laissent libre interprétation à l’auditoire : les émotions ressenties, la musique, la cadence des mouvements et les expressions des interprètes s’accordent avec brio et permettent à tous et toutes de se retrouver dans les scènes représentées.

Alors que la première moire se pare des tresses de ses comparses et revêt des gants aux longues griffes, on peut s’imaginer que le destin lui donne un grand sentiment de pouvoir et de confiance. Plus tard, la seconde moire tire derrière elle une très longue tresse, dans laquelle elle se retrouve empêtrée. L’émotion est au rendez-vous, tandis qu’elle peine à se sortir de cette situation qu’on devine lourde et défiante. Finalement, la troisième moire expose un comportement joueur et s’amuse avec la tresse du destin, l’utilisant comme un accessoire lui permettant de sauter et de faire la fête. Les trois femmes se retrouvent à la fin, comme au point de départ, dans une interprétation cyclique fortement imagée qui nous rappelle les hauts et les bas de la vie.

Une sortie pour petits et grands

La pièce enchanteresse a déclenché rires et émotions lors de cette première représentation. Les enfants réagissaient fortement aux aléas des trois moires et tous ont passé un moment riche et agréable en présence des trois interprètes talentueuses, qui ont déclenché réflexions et applaudissements chez l’auditoire. La complicité entre la directrice et metteuse en scène Morgane Le Tiec et les interprètes était perceptible à travers les chorégraphies riches et évocatrices, résultat d’une collaboration hors pair.

Pour en apprendre davantage sur la pièce et sur la compagnie de danse contemporaine Sursaut, impliquée depuis 35 au cœur de la création en danse jeune public, visitez le site web sursaut.ca!


Crédit image @Béatrice Palin

FORMER ET INFORMER / Le Collectif a pour mission de rapporter objectivement les actualités à la population et d’offrir une tribune à la communauté étudiante de Sherbrooke et ses associations. Toutes les déclarations et/ou opinions exprimées dans les articles ou dans le choix d’un sujet sont uniquement les opinions et la responsabilité de la personne ou de l’entité rédactrice du contenu. Toute entrevue ou annonce est effectuée et livrée dans un but informatif et ne sert en aucun cas à représenter ou à faire la promotion des allégeances politiques ou des valeurs éthiques du journal Le Collectif et de son équipe.

Directrice générale pour le Journal Le Collectif

Diplômée du baccalauréat en traduction professionnelle à l'Université de Sherbrooke depuis août 2021, Myriam travaille au journal depuis l'automne 2018. D'abord comme correctrice, elle a ensuite tenté sa main aux postes de cheffe de pupitre des sections campus (hiver et été 2020) et culture (automne 2020 et hiver 2021) avant d'obtenir le poste de directrice générale en avril 2021.

Amoureuse du journal et de son équipe, Myriam se fait un plaisir de pratiquer sa tâche de correctrice encore à ce jour et de mener Le Collectif et ses journalistes plus loin, session après session.