Jeu. Avr 18th, 2024

Dans la semaine du 22 mars, l’Université de Sherbrooke annonçait la création d’un fonds d’aide financière d’urgence pour les étudiantes et les étudiants dans une situation d’instabilité financière causée par les mesures de prévention en lien avec la pandémie de coronavirus. L’objectif de cette aide financière est d’offrir une aide financière ponctuelle aux étudiantes et étudiants dont le financement des études est mis à risque par le contexte de la pandémie, soit par la perte d’un emploi étudiant, la suspension ou l’annulation d’un stage, etc.

Par Myriam Baulne-Goulet

 

Les conditions d’admission

Pour être admissible au fonds d’aide financière d’urgence, vous devez :

  • étudier à temps complet à l’Université de Sherbrooke ou être réputé étudier à temps complet par le MEES ;
  • avoir un dossier scolaire et des notes permettant la poursuite de vos études dans votre programme actuel ;
  • démontrer un besoin financier pouvant mettre en péril la poursuite de vos études ;
  • avoir perdu une ressource financière qui contribuait à la poursuite de votre projet d’études.

Faire une demande

Pour faire une demande au fonds d’aide financière d’urgence, il vous faut remplir le formulaire disponible sur le site internet de l’Université de Sherbrooke (vous pourrez le trouver rapidement en cliquant sur le bouton CORONAVIRUS situé en haut de l’écran). Vous devez ensuite transmettre le formulaire rempli à l’adresse fonds.urgence.pandemie@USherbrooke.ca en utilisant votre propre adresse @USherbrooke.ca. Il s’agit d’un détail crucial, puisque toute demande provenant d’une adresse courriel autre sera automatiquement rejetée. Soyez vigilants !

Les autres options d’urgence

Bien entendu, les étudiantes et étudiants qui bénéficient de prêts et bourses du gouvernement et ne se retrouvent pas en état d’urgence financière mettant en péril leurs études ont peu de chance d’être admissibles au programme. Pour ceux dont les études ne sont pas en danger, mais pour qui payer le loyer, l’épicerie et les autres factures du quotidien devient une source d’inquiétude, songez à vérifier votre éligibilité à la Prestation canadienne d’urgence, pour laquelle vous pourrez présenter une demande à compter du 6 avril au Canada.ca/coronavirus. Cette prestation a pour but d’aider les travailleurs, étudiants ou pas, qui sont touchés de près ou de loin par la COVID-19 à préserver un mode de vie relativement normal durant la pandémie en leur versant jusqu’à 2000 $ par mois, pour une durée maximale de quatre mois.

Sont éligibles : les travailleurs salariés et autonomes qui ont dû cesser leur travail à cause de la pandémie et qui n’ont pas accès à une autre source de revenus, les travailleurs malades, en quarantaine ou qui prennent soin d’une personne atteinte du virus, les parents qui doivent rester à la maison pour s’occuper de leurs enfants, et les travailleurs qui ont toujours leur emploi, mais qui n’ont plus suffisamment de travail ou à qui on a demandé de ne plus se présenter au travail en raison de la pandémie de COVID-19.

Suivant l’acceptation de la demande, les dépôts directs seront réalisés dans les trois jours ouvrables, et les chèques, envoyés dans les dix jours.

Pour accélérer les choses, pensez à vérifier que votre dossier en ligne à l’ARC est activé et lisez sur les différentes modalités que peut présenter votre banque ou caisse populaire !

Pour les autres…

On entend trop peu parler des étudiantes et étudiants adultes qui se retrouvent dans une situation qui n’est pas encore desservie par les mesures d’urgence gouvernementales : celles et ceux qui, à la fin de la session d’hiver 2020, se retrouveront sans possibilité de débuter leur emploi d’été. Dès le 25 avril, ils seront donc sans emploi, sans prêts et bourses et sans possibilité de trouver du travail. Les moniteurs de camps de jour, les serveurs au restaurant, les vendeurs et autres employés au service à la clientèle, bien qu’on leur ait possiblement déjà promis un emploi, se retrouvent dans le néant. Certains n’ont signé aucun papier d’embauche, n’ont aucune preuve d’emploi et ne peuvent demander ni assurance chômage ni aide sociale. Ils se retrouvent donc entre catégories, ne sont éligibles à aucune prestation d’aide d’urgence et tentent de contenir leur anxiété entre les quatre murs de leur appartement.

Ne perdez pas espoir ! De nouvelles prestations sont établies régulièrement. Le plan se dessine et les gouvernements fédéral et provincial ont à cœur la protection de l’économie locale et de notre qualité de vie. Restez à l’affût des développements liés à la pandémie et respirez par le nez.

Ça va bien aller !

FORMER ET INFORMER / Le Collectif a pour mission de rapporter objectivement les actualités à la population et d’offrir une tribune à la communauté étudiante de Sherbrooke et ses associations. Toutes les déclarations et/ou opinions exprimées dans les articles ou dans le choix d’un sujet sont uniquement les opinions et la responsabilité de la personne ou de l’entité rédactrice du contenu. Toute entrevue ou annonce est effectuée et livrée dans un but informatif et ne sert en aucun cas à représenter ou à faire la promotion des allégeances politiques ou des valeurs éthiques du journal Le Collectif et de son équipe.

Directrice générale pour le Journal Le Collectif

Diplômée du baccalauréat en traduction professionnelle à l'Université de Sherbrooke depuis août 2021, Myriam travaille au journal depuis l'automne 2018. D'abord comme correctrice, elle a ensuite tenté sa main aux postes de cheffe de pupitre des sections campus (hiver et été 2020) et culture (automne 2020 et hiver 2021) avant d'obtenir le poste de directrice générale en avril 2021.

Amoureuse du journal et de son équipe, Myriam se fait un plaisir de pratiquer sa tâche de correctrice encore à ce jour et de mener Le Collectif et ses journalistes plus loin, session après session.