Mer. Avr 24th, 2024

Par Jasmin Racine 

L’Université de Sherbrooke (UdeS) remporte le défi du gouverneur de la Banque du Canada. Qu’est-ce que cette compétition? Le 3 février dernier, mes collègues Alexandre Desbiens, Alexandre Gendron-Benevides, Samuel Boulanger, Louis-Charles Loyer, Jonathan Simoneau et moi-même avons eu la chance d’être accueillis à la Banque du Canada dans le cadre du défi du gouverneur. 

David Dupuis qui était présent à titre de coach étant chargé de cours et responsable du premier cycle en économique de l’Université, qualifie la compétition de « coupe Stanley de l’économie ». En effet, cinq universités s’affrontaient lors de la finale de cette compétition à Ottawa. La première ronde du défi avait eu lieu en novembre dernier où 26 universités ont tenté de faire leur place parmi les cinq finalistes invités à la Banque centrale pour la finale.  

Il faut dire que nous souhaitions répéter l’exploit de l’équipe sherbrookoise de deux ans passés alors composée de Maude Ouellet, Mary-Lee Courtois, Alexandra Lareau et François-Olivier Parent qui avait emporté le défi, une première pour une université francophone.  

En quoi consiste ce défi? 

Pour mieux comprendre la nature du défi, rappelons d’abord ce qu’est une banque centrale. C’est en quelque sorte la banque des banques. Elle gère la monnaie principalement par le choix de son taux directeur qui influe sur les divers taux d’intérêt (par exemple le taux que les emprunteurs paient sur leur hypothèque). L’objectif de la Banque du Canada est de maintenir l’inflation canadienne à un niveau stable près de 2 %. Les montagnes russes économiques des dernières années rendent évidemment l’exercice de ce concours plus intéressant.  

Lors du défi du gouverneur, nous devions faire une recommandation de politique monétaire devant un panel de juges hauts fonctionnaires à la Banque du Canada. La présentation consistait avant tout en une analyse de la conjoncture économique entourant des aspects aussi divers que l’activité économique internationale, le marché du travail canadien, l’inflation canadienne, les marchés financiers et plus encore. Les présentations furent suivies par une période de questions venant des juges.  

Nous considérons qu’une hausse de taux n’est pas actuellement de mise étant donné que les effets des dernières hausses de taux se font suffisamment ressentir. Nous croyons cependant qu’une baisse de taux serait prématurée, car les pressions inflationnistes demeurent malheureusement trop fortes. Notre recommandation fut donc de maintenir le taux directeur au niveau actuel.  

Notre victoire est attribuable au sérieux de notre travail, mais surtout à la qualité de notre formation sherbrookoise, à l’aide nombreuse que nous avons reçu et à notre inébranlable travail d’équipe.  


Source: Banque du Canada

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