Lun. Jan 30th, 2023

Par Antoine Poissant et Anaïs Dumais, personnes étudiantes en génie biotechnologique et co-présidences de The Sherbrooke Alt Protein Project

En 2020, The Good Food Institute a débuté le mouvement étudiant The Alt Protein Project. La mission de ce mouvement : encourager l’innovation dans le domaine des protéines alternatives. Aujourd’hui, le projet compte 36 chapitres répartis dans 17 pays sur cinq continents. L’Université de Sherbrooke (UdeS) est l’une des 20 universités qui composent la cohorte 2022.

The Good Food Institute (GFI) a pour objectif de contrer les effets négatifs de l’agriculture animale. Cet institut a été fondé en 2016 par Bruce Freidrich avec l’aide de l’organisme Mercy For Animals. Depuis, ils œuvrent principalement à « paver le chemin vers un approvisionnement plus durable, plus sûr et plus juste » pour les protéines alimentaires. Que ce soit de mettre en contact des entreprises qui ont des problématiques similaires ou de regrouper la littérature scientifique pour faciliter la recherche, l’équipe travaille fort pour remplir cette mission.

Les protéines alternatives

La viande animale est au cœur de l’alimentation d’une grande partie de la population mondiale. Les protéines alternatives sont issues d’une industrie naissante qui a pour but de répliquer les textures et les saveurs des produits animaliers, sans passer par la viande d’élevage. Avec des compagnies comme Impossible Foods et Beyond Meat, les produits à base de plantes mènent le bal avec le plus d’options disponibles.

Deux techniques moins connues font toutefois leur apparition. Notamment, il est possible de cultiver des protéines animales dans des microorganismes. C’est ce que la compagnie Perfect Day a commencé à commercialiser en 2019 avec ses protéines laitières. Autrement, d’autres compagnies tentent de cultiver de la vraie viande animale à partir de cellules. Ces trois types de protéines sont au cœur des activités des groupes de l’Alt Protein Project.

The Alt Protein Project

Les chapitres de l’Alt Protein Project concentrent leurs activités sur la sensibilisation de leur communauté étudiante aux enjeux liés à la consommation de protéines animales. Sans encourager le mode de vie végétarien, les groupes visent plutôt la discussion sur les alternatives présentées plus haut. En créant une communauté, du matériel pédagogique, en encourageant la recherche et l’entrepreneuriat, les 36 équipes poussent des centaines de personnes étudiantes à se demander comment nourrir 10 milliards d’êtres humains de manière plus durable qu’avec nos méthodes actuelles.

À l’UdeS ?

Au cours des prochains mois, la petite équipe du chapitre de l’Université de Sherbrooke à l’intention d’organiser des activités de formation. Une première séance s’est tenue sur le campus principal le 4 octobre dernier afin de démystifier les protéines alternatives, exposer les enjeux liés à ce domaine émergeant et de faire connaitre l’initiative.

Comme le groupe est naissant, l’équipe vise une fondation forte avant de se lancer dans de plus gros projets. Toutes les disciplines peuvent apporter une expertise précieuse, c’est pourquoi le groupe se veut le plus multifacultaire et diversifié possible. Visitez la page Facebook pour en apprendre davantage ou pour vous joindre au mouvement.

Facebook : The Sherbrooke Alt Protein Project


Crédit image @Facebook

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