Jeu. Avr 18th, 2024

Par Myriam Baulne

Et si les probiotiques pouvaient renforcer les défenses immunitaires des personnes atteintes de la COVID-19, réduire l’intensité des symptômes et diminuer la survenue de la COVID-19 de longue durée? C’est exactement ce que tente de découvrir l’équipe de recherche de l’étude clinique Provid-LD, une initiative autorisée par le comité d’éthique à la recherche du CIUSSS de l’Estrie-CHUS et de Santé Canada.

L’étude Provid-LD est issue d’une collaboration entre l’Université de Sherbrooke et l’Université Laval et est pilotée par le Dr Jean-Charles Pasquier, clinicien-chercheur senior subventionné par le Fonds de recherche du Québec-Santé (FRQS). L’équipe réunit, entre autres, des chercheurs spécialisés dans le domaine des probiotiques, du microbiote, de l’immunologie, de la biologie cellulaire ainsi que des médecins ayant des expertises en infectiologie, en pneumologie, en gastro-entérologie, en cardiologie et en radiologie.

Les probiotiques, qu’est-ce que c’est?

Selon les hypothèses émises par les chercheurs de l’étude, les probiotiques pourraient exercer une influence sur les symptômes de la COVID-19 et permettraient de renforcer le système immunitaire. Nous avons tous déjà entendu parler des bienfaits des probiotiques, que ce soit dans un contexte médical ou bien dans la fameuse publicité télévisée des yogourts Activia (vous savez laquelle!), mais que sont précisément les probiotiques? Selon la définition de l’OMS, « les probiotiques sont des micro-organismes vivants qui, lorsqu’ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent des effets positifs sur la santé, au-delà des effets nutritionnels traditionnels ». Les probiotiques agissent directement sur la flore intestinale et sont d’ailleurs de plus en plus intégrés aux tendances alimentaires qui promeuvent un mode de vie sain, comme les mets ou les breuvages fermentés (le nattō, le kimchi et le kombucha, par exemple), les dérivés du soja, le yogourt et le vinaigre de cidre.

« Grâce à l’étude Provid-LD, nous pourrions apporter une réponse différente à la pandémie, en intervenant directement sur le microbiote des personnes malades », explique le Dr Jean-Charles Pasquier. « Notre hypothèse de recherche est que si la personne, au moment de la maladie de la COVID, a un microbiote équilibré, elle aura moins souvent une forme grave, elle aura plus souvent une forme asymptomatique et elle aura moins souvent une COVID de longue durée. » Cette hypothèse est fondée sur l’observation que les personnes âgées, les personnes diabétiques et les personnes obèses, dont le microbiote est généralement déséquilibré, ont plus souvent des formes graves de la COVID-19.

Une étude clinique toujours en cours

L’étude Provid-LD a fièrement atteint, le 30 juin dernier, 75 % de son objectif de recrutement. Il ne reste que 163 personnes à recruter à l’étude clinique avant de pouvoir boucler la boucle et finalement produire des résultats. Avec l’augmentation des nouveaux cas de COVID-19 dans les dernières semaines, il est clair que nous ne sommes pas encore tirés d’affaire. Pourquoi ne pas en profiter pour faire avancer la recherche? L’étude recherche des participantes et participants âgés de plus de 18 ans qui ont un résultat de test COVID-19 positif depuis moins de 10 jours. La participation ne requiert aucun déplacement (la trousse vous est envoyée directement à la maison) et est rémunérée! Pour obtenir davantage d’informations, pour vous inscrire ou pour devenir une sentinelle de recrutement et référer des participants, visitez le site web ou la page Facebook de Provid-LD.


Crédit image @Provid-LD

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Directrice générale pour le Journal Le Collectif

Diplômée du baccalauréat en traduction professionnelle à l'Université de Sherbrooke depuis août 2021, Myriam travaille au journal depuis l'automne 2018. D'abord comme correctrice, elle a ensuite tenté sa main aux postes de cheffe de pupitre des sections campus (hiver et été 2020) et culture (automne 2020 et hiver 2021) avant d'obtenir le poste de directrice générale en avril 2021.

Amoureuse du journal et de son équipe, Myriam se fait un plaisir de pratiquer sa tâche de correctrice encore à ce jour et de mener Le Collectif et ses journalistes plus loin, session après session.