Mer. Avr 17th, 2024

Par Victor Dionne 

Le 3 février, François Legault dévoilait les deux premières zones d’innovation au Québec lors d’une conférence de presse virtuelle diffusée simultanément à Sherbrooke et à Bromont. Accompagné par la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, et par le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, le premier ministre expliquait les grandes lignes de ce nouveau projet totalisant 690 millions de dollars d’investissement.  

« On va avoir l’ordinateur le plus puissant au Canada, rien de moins », s’exclamait-il. Au total, 435 millions de dollars seront injectés dans la zone d’innovation Sherbrooke quantique; 131 millions venant du gouvernement provincial. Ces investissements soutiendront 13 projets en Estrie, comme l’installation du quatrième ordinateur quantique d’IBM à l’extérieur des États-Unis. Selon le gouvernement, il s’agit de l’un des plus performants au monde.  

Un regard vers l’avenir 

Outre le projet d’IBM, plusieurs autres entreprises vont bénéficier de la zone d’innovation de Sherbrooke. Bell Canada a déjà commencé à investir dans des projets de recherches et de développement en 5G ainsi qu’en communications quantiques avec l’Université de Sherbrooke. Un montant de 15 millions pour l’infrastructure requise sera déboursé par la compagnie de télécommunication.  

1 QBit, Pasqal et Eidos-Sherbrooke contribueront aussi à la fleuraison de Sherbrooke quantique. Leurs investissements représenteront 205 millions et se feront au cours des cinq prochaines années. De plus, le studio de jeux vidéo Eidos-Sherbrooke prévoit d’utiliser l’ordinateur quantique pour impulser ses recherches. 

À Bromont, l’entreprise canadienne Teledyne DALSA, spécialisée dans le domaine de l’imagerie électronique et la fabrication de semi-conducteurs, placera 73 millions dans le projet, la somme la plus importante. Ils miseront sur l’augmentation des capacités de production en plus d’investir dans ses infrastructures du Parc scientifique. Ceci s’ajoute aux 90 millions déjà injectés dans les installations de l’entreprise les années précédentes.  

Les entreprises privées placeront un montant global de 230 millions dans la zone d’innovation de Bromont. Le gouvernement soutiendra cinq projets d’infrastructures et de recherche, injectant 24,7 millions.  

En partenariat avec l’UdeS 

L’UdeS est l’une des plus grandes universités de recherche au Canada d’après le Canada’s Top 50 Research Universities. Elle a un historique unique en matière de collaboration, joignant la recherche universitaire et le développement de nouveaux produits transférés. L’Institut quantique (IQ), l’Institut interdisciplinaire d’innovation technologique (3IT) et le Centre de collaboration MiQro Innovation (C2MI) en sont des exemples. Une importante communauté scientifique est présente pour servir l’industrie.  

Étant partenaires fondateurs des zones d’innovation de Sherbrooke et Bromont, l’Université va faire valoir ses compétences en recherche fondamentale et appliquée. Le physicien-théoricien et professeur Alexandre Blais, spécialiste en quantique, va notamment contribuer à ce projet majeur. Le gouvernement québécois allouera 3,5 millions de dollars par l’entremise du Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies (FRQNT), permettant de mettre en place des programmes de bourses et de subventions en recherche pour les zones d’innovations.  


Crédit photo @ Luca Bravo

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