Mer. Avr 10th, 2024

Par Annie St-Onge Marchand 

L’Université de Sherbrooke a participé à la 28e édition des Jeux de la communication qui se déroulait du 21 au 25 février à Ottawa. Retour sur des moments gravés à tout jamais dans la tête des 33 personnes de la délégation sherbrookoise. 

« Pour moi, les jeux, c’est une expérience qui m’a permis de développer une passion pour mon domaine, de rencontrer des personnes incroyables et de me développer personnellement », a affirmé Juliette Lafond, participante à l’épreuve production de contenu. 

Les Jeux de la communication (JDLC) sont plus qu’une compétition, comme l’explique Juliette. C’est une expérience hors du commun qui marque chacune des plus de 300 personnes étudiantes en communication qui ont la même passion et qui vivent un dépassement de soi. 

Compétition interuniversitaire, les JDLC regroupent des universités provenant du Québec, du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario qui s’affrontent dans des épreuves du domaine des communications. 

Cette année, ce sont neuf universités qui compétitionnaient : l’Université de Sherbrooke, l’Université Laval, l’Université de Montréal, l’Université du Québec à Montréal, l’Université du Québec à Trois-Rivières, l’Université de Moncton, l’Université d’Ottawa, l’Université Concordia et l’Université du Québec en Outaouais. 

De plus, un total de 13 épreuves marquait cette 28e édition : balado, développement télévisuel, gestion de crise, presse numérique, création de festival, campagne numérique, émission matinale, scrum politique, radio, production de contenu, talk-show sportif, show culturel et crossfit.  

L’Université de Sherbrooke s’est classée au cinquième rang avec un total d’une médaille d’argent dans l’épreuve presse numérique et de trois médailles de bronze dans les épreuves création de festival, production de contenu et crossfit. 

Expérience enrichissante 

Les Jeux de la communication permettent aux délégués de s’immiscer dans le monde des communications. 

« Les Jeux m’ont permis de vivre une vraie expérience en tant qu’attachée de presse, de tisser des liens avec des gens d’autres universités et de créer des contacts », se réjouit Lorane Boisvert, déléguée de l’épreuve scrum politique.  

En effet, les JDLC permettent aux délégués de rencontrer plusieurs personnes qui évoluent dans le domaine des communications, que ce soient les mentors, les juges ou les responsables d’épreuves. 

Certaines personnes ont aussi la chance de recevoir une offre d’emploi après leur performance aux Jeux. 

« On a eu une offre de stage et une offre d’emploi, donc ça nous permet d’avoir une carrière future », ajoute-t-elle.  

Coup de cœur  

Les juges ont également reconnu le talent de trois personnes de la délégation sherbrookoise : Jacob Quenneville de l’épreuve talk-show sportif ainsi qu’Annie St-Onge Marchand et Émile Parenteau de l’épreuve presse numérique. 

Ces trois personnes ont reçu la bourse Molson, qui récompensait les personnes coup de cœur des juges de chaque épreuve. 

« Je tiens à souligner le travail de Jacob Quenneville, d’Émile Parenteau et d’Annie St-Onge Marchand, qui ont reçu la bourse Molson. Je trouve ça vraiment beau. On a reçu trois mentions spéciales, ce n’est pas rien », témoigne Samilia Gaudreau, une des cheffes de la délégation sherbrookoise. 

Grandes préparations 

Par ailleurs, les trois chefs de la délégation de l’UdeS, Kevin Routhier, Anne-Sara Cousineau et Samilia Gaudreau travaillent depuis mai notamment sur la planification et la recherche de mentors et de partenaires. 

« En tant que cheffe, les jeux c’est neuf mois de préparation », explique Samilia Gaudreau. 

Elle avoue que la chefferie est un énorme travail, mais que la fierté ressentie est exponentielle. 

Pour les 33 personnes de la délégation, c’est depuis octobre qu’ils se pratiquent avec des cas fictifs pour les tant attendus JDLC. 

Tous les dimanches, les membres de la délégation sherbrookoise se rejoignaient à l’Université de Sherbrooke pour réaliser des simulations de leur épreuve et pour assister à la présentation des épreuves de leurs compatriotes. 

Les déléguées recevaient aussi des commentaires des chefs de la délégation pour pouvoir s’améliorer de semaine en semaine. 

Chaque équipe est parrainée par des mentors qui travaillent dans le milieu des communications. 

Journalistes, directrice de production, gestionnaire de contenu, coordonnateur-conseil, directeur de journaux : ce sont tous des postes qu’occupent des mentors de la délégation sherbrookoise. 

« On est allé chercher des mentors qui ont su combler les besoins des délégués », souligne Samilia. 

Ils sont présents du début à la fin du processus des JDLC afin d’outiller le mieux possible les délégués. 

Beaucoup de mentors ont d’ailleurs participé aux Jeux de la communication lors de leur parcours universitaire, comme quoi les JDLC sont une grande famille. 

Les délégués de Sherbrooke ont également eu la chance de vivre plusieurs Masterclass pour développer leurs compétences en communication et s’améliorer dans leur épreuve. 

« Les Masterclass nous ont aidés à évoluer, à obtenir de nouvelles compétences. Ç’a vraiment été pertinent pour toute la délégation autant pour les JDLC que pour leur avenir professionnel », soutient Samilia. 

L’agence marketing Cossette, l’agence de communication marketing intégrée Lacosta Communication, le président et fondateur de l’Agence Mobux, Marco Bérubé et Radio-Canada Estrie en sont quelques exemples. 

Implication récompensée 

La délégation sherbrookoise a d’ailleurs remporté la bourse d’implication remise à l’université ayant fait rayonner les JDLC à l’externe, c’est-à-dire par des événements de formation, de réseautage ou encore des collaborations avec d’autres groupes universitaires. 

La capacité à rejoindre la communauté étudiante et la promotion étaient également évaluées pour cette bourse. 

« Tout au long de l’année, plusieurs chefs d’autres universités nous disaient à quel point c’était fou ce qu’on faisait sur nos réseaux sociaux et comment on faisait rayonner les jeux. » 

Beaucoup d’amour 

L’Université de Sherbrooke s’est également démarquée des autres délégations en recevant trois prix spirits. 

Les prix spirits sont remis par les chefferies de chaque université à une délégation qui s’est le plus distinguée par son attitude, son accueil et son esprit d’équipe. 

« Je crois vraiment que toute la délégation a su faire rayonner ce petit je ne sais quoi qu’à la délégation sherbrookoise », ajoute la cheffe de Sherbrooke. 

Avec trois prix spirits, l’UdeS est la délégation qui en a reçu le plus, ce qui démontre son ouverture aux autres délégations. 

Bref, la délégation sherbrookoise peut être fière de ce qu’elle a accompli! 


Crédits: Annie St-Onge Marchand

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