Dim. Juin 16th, 2024

Par Hugo Lapointe Lemonde 

Le 17 janvier 2023, durant la période de réchauffement, les Flyers de Philadelphie ont tenu leur soirée annuelle pour la célébration de la communauté LGBTQ+. Durant ce réchauffement, les joueurs ont porté un chandail de l’équipe spécialement conçu avec les couleurs de l’arc-en-ciel. Toutefois, Ivan Provorov a refusé de participer, car ce geste va à l’encontre de ses croyances envers l’Église orthodoxe russe. 

Plus précisément, la soirée annuelle incluait une séance de patinage avec des jeunes des communautés LGBTQ+ de la région de Philadelphie. De plus, à la suite de la période de réchauffement, les gilets et les bâtons des joueurs des Flyers ont été mis aux enchères. Les bénéfices provenant de la vente de ceux-ci étaient destinés à promouvoir le développement du hockey dans les communautés issues de la diversité. 

Après la partie, durant une mêlée journalistique, Ivan Provorov s’est exprimé une seule fois pour défendre sa décision : « Je respecte les choix de tout un chacun. Mon choix est de rester fidèle à moi-même et à ma religion. C’est tout ce que je vais dire ».  

Ce type d’action où des joueurs refusent de porter les couleurs de la communauté LGBTQ+ à cause de leur religion n’est pas nouveau. Par exemple, l’année dernière, cinq joueurs des Rays de Tampa Bay ont refusé de porter des arcs-en-ciel sur leurs uniformes durant leur soirée annuelle pour la célébration de la communauté LGBTQ+. 

La réponse de la LNH 

Dans un article de TSN, la LNH a répondu à la controverse en communiquant que : « Le hockey est pour tout le monde. Ceci est l’initiative-cadre dans laquelle la ligue encourage les clubs à célébrer la diversité qui existe dans leurs marchés respectifs et à travailler pour créer des environnements plus accueillants et inclusifs pour tous les fans. ». Toutefois, ils ont aussi rajouté que : « Les joueurs sont libres de décider quelles initiatives soutenir, et nous continuons à encourager leurs voix et leurs points de vue sur les questions sociales et culturelles. ». 

Le sport et la politique 

Chaque fois qu’une situation comme celle décrite ci-dessus se produit, plusieurs personnes vont pousser l’idée qu’il ne devrait simplement pas y avoir de politique dans le sport. Par exemple, en 2022, Emmanuel Macron, Président de la France, s’est exprimé sur le sujet quelques jours avant le commencement de la Coupe du monde de la FIFA : « Je pense qu’il ne faut pas politiser le sport », a cité un article dans Le Figaro.  

Toutefois, cette déclaration est contraire aux politiques élaborées par le passé par le gouvernement français. Après la Première Guerre mondiale, il est l’un des premiers à avoir développé une véritable politique sportive. Une section pour le sport a été créée au sein du ministère des Affaires étrangères. 

Plusieurs exemples dans l’histoire du sport démontrent que peu de mesures ont fonctionné pour restreindre la politique dans le sport. Un bon exemple de cela est la controverse entourant Colin Kaepernick, ce joueur dans la NFL qui avait décidé de poser un genou à terre durant l’hymne national américain. Cette action a causé tellement de controverse que même le président Trump est intervenu. 


Crédit image @Warren Nwachukwu Noroozi

FORMER ET INFORMER / Le Collectif a pour mission de rapporter objectivement les actualités à la population et d’offrir une tribune à la communauté étudiante de Sherbrooke et ses associations. Toutes les déclarations et/ou opinions exprimées dans les articles ou dans le choix d’un sujet sont uniquement les opinions et la responsabilité de la personne ou de l’entité rédactrice du contenu. Toute entrevue ou annonce est effectuée et livrée dans un but informatif et ne sert en aucun cas à représenter ou à faire la promotion des allégeances politiques ou des valeurs éthiques du journal Le Collectif et de son équipe.