Mer. Juil 24th, 2024

Par Yedidya Ebosiri 

À la station d’essence, la tension est palpable : les automobilistes canadiens font le plein, l’air quelque peu maussade. Le prix du carburant ordinaire touche les 2 $ par litre, une hausse de plus de 30 % comparativement à l’an dernier. Coup dur pour les consommateurs qui, manifestement, ne sont pas au bout de leur peine : les coûts du transport automobile bondissent à un rythme effréné dans la foulée du conflit russo-ukrainien.   

Et ce n’est pas tout. Si les frais en pétrole font mal au portefeuille, l’inflation se fait durement ressentir dans les rayons des épiceries locales.  

L’inflation dans l’assiette 

La croissance annuelle des prix passe à 6,5 %, un record depuis mai 2009. Parmi les aliments les plus chers, le pain, les condiments, mais aussi les épices connaissent des augmentations de tarifs particulièrement rudes. Le pot de margarine s’avère être un nouveau luxe : à la caisse, les Canadiens paient 16,5 % de plus qu’il y a un an. À Vancouver, les inscriptions aux banques alimentaires se multiplient. C’est ainsi que la clientèle de l’organisme Greater Vancouver Food Bank atteint un sommet similaire à celui qu’a connu l’agence au début de la crise sanitaire. Statistiques Canada pointe notamment le manque de main-d’œuvre et les perturbations d’approvisionnement mondiales pour expliquer l’accroissement des coûts. En effet, ceux-ci engendrent des frais d’expédition plus élevés.  

Un loyer toujours plus cher  

Des prix exorbitants, des taux hypothécaires toujours plus bas : force est de constater que le logement n’est pas épargné des griffes de l’inflation. Propriétaires ou locataires, tout le monde y passe. En janvier dernier, les dépenses associées aux logements grimpaient à 6,2 %. Selon les récentes données de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le prix moyen d’un 4 ½ est passé de 760 $ à 915 $ dans la région métropolitaine de Montréal.  

Si les coûts immobiliers montent en flèche, les salaires, eux, sont à la traîne. Plus que jamais, l’accession à la propriété et au logement se complique pour bon nombre de Canadiens.  

Pour s’en sortir 

La réduction du pouvoir d’achat affecte immanquablement les ménages à faibles revenus et les familles de classe moyenne. En réponse au phénomène, plusieurs organismes partagent certaines astuces pour lutter contre l’augmentation du coût de la vie. Certaines conseillent l’achat d’aliments locaux; d’autres suggèrent de s’armer de coupons rabais devant les portes coulissantes du supermarché.  

La caisse Desjardins, elle, propose de faire le plein d’essence en semaine pour éviter la flambée des coûts des samedis et dimanches. Éviter les stations-service près des autoroutes est également une façon d’économiser ses sous, sachant que le carburant y est souvent plus cher. Pour ce qui est du logement, l’idée de la colocation est à considérer en ces temps difficiles.  


Crédit image @ Erik Mclean

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