Mar. Juil 16th, 2024

Par Émilie Oliver 

La 16e édition de l’épreuve du 1000 km Pure Industriel avait lieu les 14, 15 et 16 juin derniers, sous un format revisité, repensant la formule pour minimiser l’impact écologique de l’événement. La «nouvelle mouture» élisait domicile dans la ville de Québec, plus précisément sur le campus de l’Université Laval. 

Ce n’était pas moins de 215 équipes composées de cinq cyclistes chacune qui ont su relever le défi sur 12 étapes. Cette fois-ci, par contre, pas de célèbres VR. En effet, les cyclistes ont pu profiter du Village Avril, aménagé sur le campus de l’Université Laval, quartier général où se terminaient toutes les épreuves. Chaque épreuve constituant une boucle d’une distance variable entre 20.5 km et 135 km, regroupait également une diversité de paysages québécois allant de vallées verdoyantes aux rives du St-Laurent.  

Les participants étaient donc installés au Village Avril, adapté de sorte que tous puissent y trouver le nécessaire pour leur confort. Entre autres, toilettes, douches, points d’eau, foyers ainsi que plusieurs autres kiosques de partenaires tels qu’une crémerie, une boulangerie et une boutique du Grand Défi étaient aménagées sur place. Du café Nespresso et un service de ravitaillement étaient également proposés aux équipes participantes. 

Un changement nécessaire, selon Pierre Lavoie 

Alors qu’il avait affirmé en juin 2023 que le format précédent n’était plus d’actualité et injustifiable sur le plan environnemental, il était nécessaire de repenser l’événement. Le Grand Défi Pierre Lavoie (GDPL) s’est donc lancé dans le concept de la région-vedette, mettant fin à la tradition de commencer le parcours à La Baie, au Saguenay.  

« Au début, tout le monde, moi compris, on n’avait pas de problème à se déplacer en VR, mentionne Lavoie à LCN. Mais avec les années, l’environnement a pris beaucoup de place et on doit se préoccuper de celle-ci, et y participer. Dès le départ, on était zéro carbone, on compensait nos gaz à effet de serre avec la chaire de Claude Villeneuve à l’Université de Chicoutimi. Puis, on a éliminé les bouteilles d’eau il y a sept ans. Toutefois, il restait les campeurs et on n’avait pas de solutions. » 

Le président et chef de la direction de Québécor, partenaire du GDPL depuis plus de 13 ans, Pierre Karl Péladeau, salue d’ailleurs la résilience et l’originalité de l’organisation du Grand Défi. « Ce qui fait la force de Pierre, c’est de s’être entouré de personnes de très grande qualité. C’est grâce à Pierre et à son équipe dans une formule renouvelée que nous avons eu autant de plaisir, et même davantage », insiste-t-il. 

Des participants et bénévoles adhérents 

Si la formule revisitée pouvait faire peur à certains, les participants ont fait confiance à l’organisation et ont, encore une fois, démontré leur soutien. Il en est d’ailleurs de même pour les bénévoles, que Pierre Lavoie se dit « rassuré » d’avoir pu garder malgré les changements. Une équipe unie de 1500 bénévoles étant actifs depuis une dizaine d’années font la force et la fierté du GDPL, malgré un roulement solide mais ancré sur des valeurs et des principes. « On peut encore créer de grandes choses au Québec. On est capable de relever des défis devant nous, autant en santé qu’en éducation. Moi, j’y crois. Je suis motivé à poursuivre », admet Pierre Lavoie. 

Un historique solide 

Tout comme sa 16e édition, le passé du GDPL est remarquable, mais surtout couronné de succès.  

En 2023, le Grand Défi Pierre Lavoie a attribué plus de 3.4 millions de dollars pour promouvoir les saines habitudes de vie chez les jeunes et pour soutenir la recherche sur les maladies héréditaires orphelines. Ses fonds, en grande partie récoltés par les activités telles que le 1000 km Pure Industriel ou La Boucle, sont donc des retombées directes de ce projet qui a pris racine il y a presque 30 ans. 

C’est en 1997 que la tragédie personnelle a frappé Pierre Lavoie, alors qu’il a perdu son premier enfant, Laurie, en raison de l’acidose lactique congénitale, une maladie génétique rare et mortelle. Deux ans plus tard, son deuxième enfant, Raphaël, est également décédé de la même maladie. Ces événements tragiques ont poussé Pierre à se lancer dans une quête de sensibilisation et de recherche sur cette maladie, mais aussi à promouvoir un mode de vie plus sain pour prévenir d’autres problèmes de santé.  

En 1999, la première édition du défi des 24 heures de Lac-Saint-Jean a eu lieu. Pierre Lavoie parcourt 650 km en 24 h, incluant 4 km de nage, 300 km de vélo et 140 km de course à pied. L’événement marque le début de l’engagement de Lavoie pour la promotion des saines habitudes de vie, bien qu’il soit toujours axé sur la sensibilisation du public à l’acidose lactique congénitale.  

Effectivement, c’est au tournant du millénaire que Pierre Lavoie rencontre Germain Thibault, un réalisateur de Radio-Canada, au Ironman d’Hawaï. Alors que le Défi Pierre Lavoie n’en est alors qu’à ses débuts, il évolue vers le Grand Défi Pierre Lavoie, en 2009. Bien que le projet initial ne visait que la sensibilisation des habitants du Saguenay-Lac-St-Jean à l’acidose lactique, la deuxième édition se voulait un événement majeur pour faire bouger les enfants. Les événements se multiplient et deviennent ce que l’on connait aujourd’hui : Le 1000 km Pure Industriel, La Boucle, mais aussi le défi des cubes d’énergie, initiative pour faire bouger les enfants ; ainsi que Les Tournées, visites dans les écoles primaires pour sensibiliser les jeunes aux dangers de la sédentarité. 

En bref, depuis le début du mouvement, 7.2 millions de dollars ont été remis directement aux écoles du Québec pour l’achat d’équipement et d’installations sportives. De plus, 1.7 M$ ont été remis pour appuyer 165 projets sur les saines habitudes de vie et 2.4 M$ ont été remis pour appuyer des projets de recherche sur les maladies héréditaires orphelines.  

Aujourd’hui, plus de 450 000 personnes sont actives grâce au Grand défi et plus de 100 millions de cubes d’énergie sont accumulés chaque année par les jeunes. 


Source: Grand Défi Pierre Lavoie

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Cheffe de pupitre SPORTS ET BIEN-ÊTRE pour le Journal Le Collectif | Site web

Sportive depuis son plus jeune âge, Émilie a à coeur la santé, le sport et le bien-être. Elle a obtenu son baccalauréat en communications appliquées en 2021 tout en étant étudiante-athlète auprès du V&O Rugby. Elle poursuit ses études au certificat en langues modernes. 

Fervente des sports émergents, elle s’efforce de porter l’attention de la communauté étudiante vers les nouvelles disciplines, tout en mettant en lumière les sports établis et populaires. Elle est fière de pouvoir mettre son grain de sel à la section Sport et Bien-être depuis déjà quelques années.