Lun. Juil 22nd, 2024

Par Lucile Cosyn Wexsteen, Adèle Joyeux et Loek Pascaud 

Pour les personnes étudiantes du Département de géomatique appliquée sous la direction du Professeur Frédéric Bouchard, la session d’été rime avec aventure sur le terrain! Cette année, deux missions captivantes se sont déroulées, plongeant nos personnes étudiantes au cœur des défis et des découvertes de l’été nordique. 

Juillet : mission au pays des Inuit 

En juillet dernier, une mission d’exploration a été entreprise par Frédéric Bouchard, Adèle Joyeux, Gaël Machemin et Loek Pascaud, accompagnés de deux guides expérimentés en terrain arctique, Gabriel et Élise de Viventem, ainsi que de leur fidèle compagnon à quatre pattes, Maittuk. Leur destination était les environs du lac Kitigaq, près de Cambridge Bay, au Nunavut. Cette aventure s’est déroulée en totale autonomie, mettant à l’épreuve les compétences de l’équipe. 

Au cours de cette mission, l’équipe a réalisé des relevés bathymétriques, et des échantillons d’eau ont été collectés pour évaluer la santé des lacs. Des drones ont été utilisés pour effectuer des survols visant à analyser les lacs, à étudier l’érosion côtière, et à créer des modèles 3D. Un intérêt particulier était porté sur l’humidité dans la couche superficielle du pergélisol qui dégèle l’été (la « couche active »). Cette mission a ainsi rassemblé un ensemble diversifié d’activités de terrain, chacune contribuant à notre compréhension de cet environnement arctique unique.  

Cette mission témoigne de l’engagement de l’équipe envers l’exploration et la recherche dans des conditions extrêmes. Les débuts de ce projet de recherche laissent entrevoir de futures découvertes passionnantes et souhaitent apporter une contribution à notre compréhension de cet écosystème arctique précieux. 

Août : mission au pays des ours polaires 

En août, le Pr Bouchard est de retour sur le terrain, accompagné de Julien Arsenault et Lucile Cosyn Wexsteen, puis d’une équipe de chercheurs de Toulouse pour se rendre au nord du Manitoba, dans la Baie d’Hudson à Churchill. Cette zone est située dans les basses terres de la baie d’Hudson qui combine la deuxième plus grande étendue de tourbière en zone de pergélisol (sols gelés depuis au moins 2 ans) et des dizaines de milliers de lacs. 

Le but de la mission ? Reconstruire l’accumulation de carbone dans le paysage et ainsi que l’évolution hydrologique des systèmes aquatiques en réponse aux changements climatiques au cours des deux derniers siècles. 

L’équipe a traversé le Parc national de Wapusk du Nord au Sud afin de prélever des échantillons de tourbes gelées, d’eau (en allant de l’eau des lacs à l’eau du sol), ou encore de sédiments lacustres (aux risques de perdre leurs bottes). Les échantillons proviennent d’une dizaine de sites et seront analysés dans les laboratoires de l’Université de Sherbrooke, Montréal, Québec et Toulouse. C’est donc les glacières pleines d’échantillons et la tête pleine de souvenirs que l’équipe franco-québécoise s’apprête à passer du chant des bélugas et des aurores boréales au ronronnement des appareils de mesures et des microscopes (pour certains). Affaire à suivre ! 


Crédits: Adèle Joyeux et Lucile Cosyn Wexsteen

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