Dim. Mai 19th, 2024

Par Laurie Jeanne Beaudoin 

Le microprogramme de 1er cycle a été construit autour des questions culturelles et linguistiques des peuples autochtones. Afin de participer au mouvement de décolonisation des enjeux autochtones à l’université, le programme fait sens dans un objectif de préservation et de partage.  

Le programme d’études autochtones explorera donc les langues et les cultures des Premières Nations. Il s’agit d’une ressource qui facilitera l’accès aux études universitaires pour les membres des Premières Nations en s’assurant que l’enseignement intègre les grands principes de la sécurisation culturelle. Notamment, pour une personne autochtone qui aimerait se réapproprier sa langue, si cette dernière a été perdue au fil des générations, par exemple. Ensuite, le microprogramme permettra de faire connaitre à la population étudiante plusieurs enjeux autochtones historiques et contemporains tels que les politiques d’assimilation.  

Au-delà de cela, l’offre d’un microprogramme comme celui-ci répond aussi aux appels lancés par la Commission de vérité et réconciliation et la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.  

Une langue identitaire  

En effet, les langues des Premières Nations révèlent la richesse de leurs relations et leur histoire. Néanmoins, l’abénakis est une des langues autochtones les plus menacées au Canada selon René Lemieux, responsable du microprogramme et professeur au Département des arts, langues et littératures. Il explique dans une nouvelle de l’UdeS publiée en février : « Sa chance, c’est de faire l’objet d’une très grande documentation, qui sert en ce moment aux efforts de revitalisation de la langue à Odanak et à Wôlinak. »  

Structure du programme  

Le microprogramme est composé de deux activités pédagogiques obligatoires (6 crédits) et trois activités pédagogiques à option (9 crédits) à choisir parmi trois blocs. Le premier bloc est constitué des cours de langue et culture abénakises; le deuxième bloc regroupe les activités traitant des expressions littéraires, artistiques et culturelles; le dernier bloc propose des points de vue historiques et contemporains sur les réalités autochtones. De plus, des personnes autochtones seront invitées dans le cadre des cours, par exemple à titre de conférencières. 

Concrètement, dans le cours de langue et culture abénakises, l’accent est mis sur la prononciation et l’écoute d’éléments de conversation simples. L’histoire des Abénakis, la tradition orale et le contexte culturel sont aussi au programme. 

En mouvement avec la recherche 

De plus, le microprogramme, en complément d’une formation de 1er cycle, peut faciliter la poursuite d’un projet de recherche en études autochtones au 2e cycle. D’ailleurs, l’offre et le contenu des cours seront appelés à évoluer en fonction de la recherche sur les enjeux autochtones menée à l’Université de Sherbrooke. Ils seront enrichis, notamment, par le projet Awikhiganisaskak et le Centre de recherche collaborative autochtone — Atalwijokadimek. 


Crédit image @ Gouvernement du Canada

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