Mer. Avr 10th, 2024

Par Gabrielle Goyet

CRITIQUE – Les 17 et 18 février derniers, le regroupement Broadway UdeS a livré sa plus récente performance sur la scène du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke. Pour sa production annuelle, la troupe de comédie musicale a arrêté son choix sur la comédie noire Heathers, qui a vraisemblablement fait vivre une foule d’émotions au public. Entre rires, pleurs, danse et chants, la brigade a su émouvoir les spectateurs du début à la fin.

Cette année, la troupe chantante a choisi de présenter une adaptation du film du Heathers, paru en 1989. Fidèles à la mode de l’époque, les personnes actrices-chanteuses ont déambulé sur scène vêtues de costumes époustouflants, nous transportant dans les années phares de Madonna. Accompagné de musiciens et de danseuses en direct, l’ensemble de la production a été propulsé à un autre niveau.

Une pièce à la fois drôle et lugubre

Au cœur de cette satire sur l’école secondaire et l’âge critique de l’adolescence, Veronica Sawyer rencontre le mystérieux nouvel étudiant de Westerburg High, Jason Dean, de qui elle tombe follement amoureuse. Son nouvel amant tourmenté tente cependant de se débarrasser de ses camarades de classe les uns après les autres, en camouflant leurs meurtres en suicides. Joué par le phénoménal duo de Clodie Geoffroy et Miguel St-Laurent, le spectateur prend plaisir à la fois à comprendre et détester leur personnage respectif.

Chacune à leur façon, les trois Heather, amies de Veronica, ont ajouté une touche explosive et sensationnelle à la pièce. Les deux joueurs de football, Kurt et Ram, ont quant à eux fait rire aux éclats par leurs folies. Malgré cela, la pièce n’aurait pas été un aussi grand succès sans la performance de Martha Dunnstock, incarnée par Charlie Ouellet, victime d’intimidation qui a soulevé énormément de sympathie de la part de la foule.

L’organisation a d’ailleurs pris une excellente décision en invitant des organismes régionaux pour soutenir la production et le public face à cette comédie musicale sensible. Arrimage Estrie, le Calacs Estrie, Jevi et MomentHom ont ainsi pu accompagner les personnes présentes lors des deux représentations grâce à des kiosques d’information et des personnes intervenantes sur place.

Des personnes étudiantes en mi-session

Cependant, ce qui impressionne le plus de la pièce, c’est le fait que la forte majorité des personnes impliquées dans cette production sont des personnes étudiantes. Non seulement elles livrent une performance époustouflante sans être des professionnelles du milieu, mais elles savent, en plus, concilier une implication parascolaire aussi exigeante avec leur réussite académique.

Avant le début de la pièce, j’ai échangé quelques mots avec un homme assis à côté de moi, dans la salle Maurice O’Bready. Descendu de Lévis pour voir sa fille performer le rôle d’« Heather jaune », ce père fier me mentionnait la charge que cela représentait pour la troupe, ayant terminé une générale à 3 heures du matin quelques jours auparavant. J’étais simplement stupéfaite de la rigueur et la passion qui habitent ces membres de la communauté étudiante, pour maintenir une telle cadence durant la mi-session. Heureusement pour tous les spectateurs, Heathers a été un baume sur cette période achalandée, permettant de décrocher deux heures et d’être propulsé dans un autre univers.

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Crédit image @Gabrielle Goyet

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