Mar. Avr 16th, 2024

Par Ema Holgado

Ces deux dernières semaines s’est tenue la dixième édition du festival du Cinéma du monde de Sherbrooke. Maintenant que l’effervescence de l’évènement tant attendu s’éteint peu à peu, il est temps de se demander : et maintenant? Que va-t-on regarder?

Voici donc un récapitulatif de ce que nous pourrons retrouver dans les semaines à venir en ligne ou dans nos salles de cinéma. De quoi rendre heureux les plus cinéphiles qui ont foulé les planchers de La Maison du cinéma de nombreuses fois cette semaine, sans pouvoir visionner les 90 films présentés, et les plus occupés qui n’ont pas pu s’y déplacer.

À retrouver dans les salles de cinéma

Dans les salles de cinéma, c’est tout d’abord le film québécois et très sherbrookois, Des hommes, la nuit, qui a pris l’affiche des salles à la suite de sa première pour l’ouverture du festival. Pour en savoir plus sur le film et son contenu, un article complet sur le film est présent dans cette édition du journal.

Le film du réalisateur Julien Rambaldi, Les femmes du square, sera aussi présent dans les cinémas du Québec à partir du 15 avril. Film drôle et inspirant, Les femmes du square nous plonge au cœur des préoccupations et des enjeux auxquels font face les femmes étrangères qui ont l’emploi de nounou et s’occupent tous les jours et toute la journée des enfants des autres. On y suit Angèle, une jeune Ivoirienne devenue nounou, qui refuse de plier face aux inégalités et aux stéréotypes auxquels font face les autres nounous qu’elle rencontre. C’est un film drôle, mais aussi émouvant qui permet de mettre la lumière sur ces femmes de l’ombre.

À retrouver sur les plateformes de vidéo à la demande

Parmi les films qui sont disponibles en visionnement dès aujourd’hui sur Internet, nous retrouvons Clara Sola. Le film de la réalisatrice Nathalie Álvarez Mesén nous plonge au cœur de la forêt costaricaine dans un petit village reculé. Clara, une femme de 40 ans, est vue par son village comme l’incarnation de la vierge Marie envoyé par Dieu. Pour cette raison, sa mère refuse de lui faire subir une opération qui pourrait grandement améliorer sa vie. Prise au piège de son village, Clara vit un éveil sexuel intense et dangereux dans cette société réprobatrice. Un film fort, majestueux, et sensuel au milieu de paysages verdoyants magnifiques. Clara Sola est un film en espagnol disponible à la location pour moins de 5 $ sur la plateforme YouTube et qui vaut le détour.

Dans un second temps, il est possible de retrouver le film Sans filtre, ou Triangle of Sadness en anglais, du très connu réalisateur suédois Ruben Östlund. Le film nous emmène à bord d’une croisière de luxe où sont invités une influenceuse et son mari mannequin. Le capitaine, interprété par l’acteur Woody Harrelson, est un alcoolique et marxiste des plus édifiant. Sans filtre est un film hilarant, mais profond qui est jugé comme le meilleur film du réalisateur à ce jour. Il a été le titulaire de la Palme d’or du Festival de Cannes en 2022. Un chef-d’œuvre du cinéma que l’on peut retrouver sur la plateforme Amazon Prime ou encore sur Apple TV. À voir absolument !

Au-delà du papier est, à mon sens, l’une des meilleures découvertes de ce festival. Ce film est un documentaire de la réalisatrice roumaine Oana Suteu Khintirian, qui retrace les archives de sa famille ainsi que sa quête personnelle à travers le monde pour comprendre l’avenir qui attend les archives papier.

On y parle de mémoire collective, d’archives, mais aussi du tournant numérique qui va révolutionner pour le meilleur et pour le pire le futur de l’histoire et de notre connaissance du passé. C’est un documentaire fort en rencontres, en histoires, mais aussi en émotions, qui nous fait nous rendre compte que le monde prend un tournant qu’il sera impossible de défaire. Au-delà du papier pourra être visionné à partir du mois de septembre sur le site Internet de l’Office national du film du Canada (ONF). Un film à ne surtout pas manquer.

Finalement, voici le dernier film de notre sélection qui peut être retrouvé sur la plateforme Prime Vidéo dès aujourd’hui : Les nuits de Mashad. Du réalisateur Ali Abbasi, Les nuits de Mashad est un film dur qui se passe en Iran en 2001 et qui met en scène une journaliste iranienne qui enquête sur une série de meurtres commis par le même homme qui prétend purifier la ville de Téhéran en tuant des prostituées durant la nuit sans que la police ne s’en inquiète. C’est un film fort sur la condition de la femme, et encore celle des prostituées, dans un monde répressif. Le film a gagné de nombreux prix tels que celui de meilleure actrice au Festival de Cannes, une nomination pour la palme d’or 2022 et le prix du meilleur film 2022 au festival du film de Stockholm. Un bijou choquant, mais vrai à voir absolument.

Et concernant les autres?

S’il est vrai que, pour l’instant, une grande partie des films présentés durant le festival n’est pas disponible sur des plateformes de visionnement ou dans les cinémas, un grand nombre d’entre eux le seront très bientôt lorsqu’ils auront fini leur tournée dans les festivals. Il serait donc pertinent de noter ceux qui ont le plus attiré votre attention pour chercher à les retrouver plus tard au courant de l’année. Cela clôt donc la dixième édition du Festival du cinéma du monde de Sherbrooke qui, cette année encore, nous en a mis plein les yeux et nous donne, dès à présent, envie d’y retourner !


Crédit image @FCMS

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