Mar. Avr 16th, 2024

Par Simone Rouleau

Chaque année, la rentrée universitaire est synonyme d’activités ludiques visant à intégrer les nouveaux étudiants. L’Université de Sherbrooke n’est pas en reste: tentées par cette tradition américanisée de festivités d’accueil insolites, les personnes étudiantes se réunissent au sein de leur programme pour célébrer la rentrée universitaire et créer des liens avec leurs camarades de classe avant le début des cours.

En effet, sur les différents campus portant les couleurs de l’UdeS, les activités se réinventent chaque année. On peut participer notamment à des rallyes dans la ville, aux célèbres 5 @ 8 nocturnes, à des épreuves plus salissantes, et ainsi se faire de doux souvenirs d’un campus vivant et regorgeant d’excitation. S’échelonnant sur plusieurs jours, les intégrations sont souvent l’occasion de montrer les couleurs du programme d’étude et de se former un cercle d’amis pour les années à venir.

L’encadrement des activités pour le bien commun

Bien que l’organisation de ces activités puisse sembler divertissante et légère, il s’agit d’un investissement parascolaire complexe et énergivore. En effet, l’engagement est plus complexe que l’on peut penser, sachant le nombre de règles à respecter et les formations qui y sont rattachées. De plus en plus, l’université mise sur un angle de prévention et de sensibilisation sur les enjeux de consommations, d’abus de pouvoir et de violences à caractères sexuels. Les intégrations se doivent donc d’être encadrées de manière rigide et constante pour chaque programme afin d’éviter les débordements.

Dès les premières semaines de la saison estivale, les étudiantes et étudiants impliqués de près ou de loin dans les activités d’intégration se doivent de suivre plusieurs formations et rencontres préparatoires. Plusieurs acteurs sont présents tout au long du processus afin de perpétuer une atmosphère saine et épurée de toutes formes d’abus, notamment les représentants de la sécurité sur le campus, de la vie étudiante et de plusieurs organismes de prévention sur la consommation et la violence. L’université encourage aussi les comités organisateurs à cultiver un environnement sain et sécuritaire, pour bien accueillir ces nouveaux universitaires foulant les corridors de l’UdeS.

D’«initiations» à «intégrations»

Si le terme «initiations » était jadis utilisé pour définir ces activités d’accueil, il est maintenant plus approprié de les désigner comme des activités d’« intégration» afin d’éviter la tournure péjorative du mot. En effet, le changement d’appellation a eu lieu il y a quelques années, en raison de l’ampleur que prenaient ces évènements. Le terme « initiations» a une connotation mythique pour plusieurs, représentant un rite de passage, une étape qui déterminerait leur appartenance à un groupe et ainsi, tracerait le reste de leur parcours universitaire. Cette ligne de pensée démesurée pouvait s’avérer dangereuse et mener à des abus indésirables.

De ce fait, le terme « intégrations » est plus adapté au but de ces activités d’accueil, qui visent à encourager les rencontres pour tisser des liens, dans le consentement et la réciprocité. Pour une vie universitaire envoutante et active, les intégrations sont un incontournable, mais pour maintenir le Sherby Love, ces activités doivent se dérouler dans le respect et le consentement.


Crédit image @Frédérique Richard

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