Jeu. Juil 25th, 2024

Par Guillaume Gendreau

Dans le cadre du programme de maitrise en communication politique internationale et risques démocratiques, j’ai été amené à faire un échange étudiant d’une durée de 8 mois en France et en Belgique. Ce texte me servira de trace de mon parcours, mais il pourrait également vous inspirer à faire de même. Si vous êtes aussi de ceux et celles qui ont eu la chance de participer à un programme d’échange étudiant, mon récit ne vous sera pas étranger.

Le processus de visa, une course contre la montre

Le périple commence bien avant le départ, alors que les services de visas me demandent de refaire mon passeport en raison d’une tache d’eau sur la photo. Dois-je vous rappeler l’état des services chez Passeport Canada lors de l’été 2022 ? Infernal ! Après deux nuits à dormir entre un Tim Hortons et un centre de cardiovélo, j’ai enfin pu obtenir mon passeport. Les employés du service des visas n’y croyaient pas, pourtant il ne m’a fallu qu’une semaine avant d’y retourner avec un passeport fraîchement imprimé. Une fois déposée, la procédure s’est étendue sur plus d’un mois. Une vraie course contre la montre que je croyais avoir perdue jusqu’à l’arrivée de mon visa, deux jours avant mon départ. À peine avais-je eu le temps de prendre conscience de mon triomphe, que j’étais dans l’avion en direction de la France.

Une première partie d’échange à Aix-en-Provence

Lors de mon premier arrêt à Sciences Po Aix-en-Provence, dans la ville aux mille fontaines, j’ai été fasciné par la richesse historique de la ville et l’imposante montagne Sainte-Victoire. Juste à côté, à Marseille, j’ai pu découvrir les multiples facettes de la ville, des guetteurs des quartiers nord aux pastis glacés sur la Cannebière. J’ai également eu la chance de participer à une simulation au Parlement européen de Strasbourg et de supporter les Bleus lors de la Coupe du monde de football.

Louvain, ville universitaire fascinante

Mon second arrêt était à Louvain-la-Neuve en Belgique, que je qualifierais de ville aux mille fûts. À mon sens, cette ville étudiante est la cousine éloignée de l’UdeS par sa jeune population, ses logements étudiants de proximité, appelés Kot, mais surtout ses soirées de guindaille (un peu comme des 5 à 8 sur les stéroïdes). J’ai été impressionné par l’ambiance festive qui y règne et par l’ampleur de la prise en charge de l’organisation par la communauté étudiante.

Des souvenirs plein la tête

Déjà presque un an depuis le départ, je prépare mon retour en revisitant les meilleurs moments. De la Semana Santa de Malaga, au 201e but de Mbappé au Parc des Princes, à la cave à vin secrète d’Alcibiade à Belfort, ces moments parmi tant d’autres compensent amplement pour les embûches et les défis. Je salue les nuits de sommeil devant les bureaux des services de Passeport Canada, les au revoir difficiles et les dédales administratifs, car qui veut récolter le miel doit supporter les piqûres des abeilles !

Je tiens à remercier Marc David et Simon Morin pour leur soutien lors des procédures administratives, ainsi que Mehdi Bourgoin sans qui tout ceci n’aurait pas été possible.


Crédit image @Guillaume Gendreau

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