Mer. Mai 29th, 2024

Par Léopold Messina

Nous entamons cette nouvelle chronique, mettant en vedette les étudiants de l’Université de Sherbrooke (UdeS) ayant fait le courageux choix d’aller découvrir le monde en échange universitaire, avec Léopold. Étudiant en deuxième année d’études politiques appliquées, Léopold Messina est actuellement en échange étudiant au cœur de l’Autriche. Il partage avec nous, en direct de là-bas, ses ressentis face à cette expérience atypique qu’il vit depuis quelques mois.

L’Autriche, une beauté souvent oubliée

Pourquoi un échange? Je voulais découvrir le monde par moi-même et ouvrir ma pensée à autre chose qu’à mon environnement habituel. Mais alors, pourquoi l’Autriche? Je ne souhaitais pas aller dans un pays francophone ou anglophone, je voulais vraiment sortir de ma zone de confort et être immergé dans une mentalité totalement différente. L’Autriche est paisible et regorge de nature à explorer, c’est pour cela que j’ai choisi Innsbruck (c’était aussi la seule option de ville en Autriche). Je me suis alors renseigné sur cette ville et j’ai trouvé de nombreuses similitudes avec Sherbrooke. Innsbruck n’est pas très grande et vit grâce à la communauté étudiante. Il y a toute sorte d’activités à faire : les stations de ski sont à compter par dizaines, les lacs, les randonnées et la rivière du centre d’Innsbruck sont sublimes. Chaque jour, les étudiants prennent une bière au bord de la rivière en se rassemblant.

Vivre en échange, c’est quoi?

Dès mon arrivée en résidence, j’ai réalisé que j’allais vivre en colocation, et j’ai eu la chance de tomber sur le colocataire idéal. Le lendemain, j’ai rencontré deux Allemands qui étudiaient ici depuis 6 ans. Ils étaient très sympathiques et m’ont dit : « c’est ton deuxième jour, viens ce soir, on va boire quelques bières et t’emmener dans un club autrichien, l’une des meilleures soirées de ma vie ». Mon colocataire m’a parlé d’une organisation européenne pour les étudiants en échange appelée ESN (Erasmus), qui organise des événements pour permettre de se rencontrer. J’ai eu la chance de rencontrer des étudiants venant du monde entier. Je raconte tout cela pour vous faire comprendre que, les premiers jours, on se dit « mince, ce n’est pas comme à Sherbrooke », mais, très vite, on fait de belles rencontres. C’est surtout pour cela que je fais cet échange.

Il arrive souvent que l’on soit entrainés dans des situations rocambolesques comme lorsque je suis arrivé à mon deuxième cours d’échange et que je me suis retrouvé dans une classe de cinq personnes. J’ai trouvé cela étrange. Le professeur a demandé à chacun de se présenter. La première personne s’est présentée : « Bonjour, je m’appelle…, j’ai 28 ans et je fais un doctorat », et ainsi de suite pour les autres. Quand est venu mon tour, j’ai réalisé que tous étaient doctorants, sauf moi. Pris de panique, j’ai décidé de mentir pour m’éviter l’embarras de devoir quitter la classe en admettant que je m’étais inscrit au mauvais cours. Alors, pendant deux heures, j’ai prétendu réaliser un doctorat sur les relations internationales canadiennes. Cela montre vraiment que même lorsque l’on pense avoir tout bien planifié, un échange est plein de surprises.

Aujourd’hui, si l’on me proposait de refaire un échange, je n’hésiterais pas, car c’est une expérience unique remplie d’émotions, de rencontres, d’anecdotes, de folies et de fous rires.


Crédit image @Léopold Messina

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