Mer. Juil 10th, 2024

Par Amandine de Chanteloup

Le fondateur Simon Michaud, un étudiant en génie électrique de l’Université de Sherbrooke, accompagné de son équipe, a monté un projet dont le potentiel environnemental est non négligeable : un outil de désherbage automatique intelligent. Ce projet leur a valu la troisième place lors du Global Social Innovation Challenge 2022, compétition internationale organisée par l’Université de San Diego.

Créé dans le cadre d’un cours où participaient à la fois des étudiants d’administration et de génie de l’Université de Sherbrooke, le projet Désherbex se spécialise dans l’équipement agricole robotique. Il permet d’effectuer automatiquement le désherbage manuel dans les productions maraîchères, sans utiliser d’herbicides. Le robot est doté d’une intelligence artificielle qui est en mesure de distinguer les légumes des mauvaises herbes, afin d’éliminer ces dernières.

L’intention derrière le projet

Simon Michaud avait dans l’idée d’apporter quelque chose à quelqu’un qui aurait besoin d’aide. Ainsi, l’outil qu’il a créé à l’aide de son équipe répond à l’objectif qu’il désirait atteindre : « C’est un beau projet à impact social qui permet non seulement d’être une alternative aux herbicides, ce qui n’existe pas présentement, mais aussi d’aider les travailleurs et les agriculteurs avec une tâche qui est excessivement difficile. » La plus grosse leçon qu’il a tirée de ce projet est liée au côté pratique. Étudiant en génie, il était souvent confronté à des situations plus théoriques, et une fois qu’il s’est rendu une première fois dans un champ pour essayer son projet, cela n’a pas fonctionné comme il le désirait. Étant très empathique, il est très heureux d’être en contact avec les agriculteurs et d’être plus conscient de ce qu’il fait, des raisons pour lesquelles il le fait, touchant au côté humain du projet.

Global Social Innovation Challenge 2022

L’outil de désherbage a décroché la troisième place lors du concours, obtenant un prix d’une valeur de 10 000 $ US. L’Université de Sherbrooke était d’ailleurs la seule université québécoise à s’y rendre, et les membres de l’équipe Désherbex étaient très fiers d’y représenter leur institution. Nadia Proteau, cofondatrice du projet, se réjouit de l’expérience : « Le concours a été une belle opportunité pour nous de nous ouvrir aux problèmes des autres à travers le monde. Il y avait 25 pays qui participaient, on a entendu des problématiques d’un peu partout. C’est vraiment motivant d’avoir des projets à impact comme ça. »

Un outil polyvalent

Étant donné les conséquences environnementales de l’usage de pesticides dans les champs, Désherbex est une alternative parfaite, armée d’outils puissants, précis et polyvalents. Conçu en modules, l’outil permet aux tracteurs de tirer une machine adaptée à toutes sortes de champs. De plus, à l’aide de multiples caméras, le robot identifie automatiquement les mauvaises herbes et s’assure de les extraire sans endommager le champ, tout en apprenant lors de chaque utilisation.

L’équipe est encore en période de test afin de perfectionner l’outil. Ainsi, elle recherche la collaboration des agriculteurs du Québec, qui sont invités à le tester. Désherbex pourra dès lors envoyer ses outils personnalisés un peu partout dans les champs québécois dès 2023.


Crédit image @UdeS

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