Sam. Fév 24th, 2024

Par François Cyrenne-Bergeron 

Comme dans un penthouse 

Par Le Couleur 

Si Comme dans un penthouse, le dernier album du groupe montréalais Le Couleur, était un film, ce serait un film des années 70 à la pellicule granuleuse et aux couleurs éclatantes. Heureusement, c’est un album et non un film : bien plus facile de danser au rythme du premier. Dans ce quatrième album, le groupe continue de développer son son bien à lui, une sorte de disco-pop nostalgique aux inspirations françaises. L’album s’ouvre avec Autobahn, une pièce dont le crescendo incessant annonce un album explosif. Bien que les prochaines chansons ralentissent un peu la cadence, il faut attendre la dernière chanson de l’album pour découvrir sa plus grande réussite. Moderne, transgressive et excessive, elle termine le bal en beauté au rythme de clavier et de basse dégoulinante, un succès assuré aux futurs concerts du groupe. D’ailleurs, Le Couleur sera de passage à Sherbrooke le 1er décembre à la Petite Boîte Noire, un spectacle à ne pas manquer! 

Wisecrack 

Par Haley Blais 

Haley Blais a ce talent bien particulier d’aller vous chercher au plus profond de vos trippes et faire vibrer ce petit quelque chose qui vous fait sourire ou pleurer. Difficile de dire si c’est à cause de sa voix douce, son interprétation incroyablement émotive et vulnérable ou encore ses textes délicatement mélancoliques. Probablement tous ces éléments. Dans ce deuxième album, Haley s’intéresse au thème de la famille déchirée, aux nouveaux commencements et à l’amertume qui accompagne ces derniers. Dans Coolest fucking bitch in town, elle chante tristement : « And I don’t know what to tell you / To make you not feel sad », possiblement la pensée même à l’origine de cet album. La chanteuse multiplie les textes touchants, souvent imprégnés d’une grande détresse, comme dans le magnifique Soft spot for monarchs, où elle se lamente sur le fait d’être si dure envers elle-même qu’elle n’a de compassion que pour les papillons. Un deuxième album qui sans avoir l’impact immédiat de son premier, démontre d’une grande maturité. Wisecrack n’est définitivement pas un album heureux, mais il tente de l’être. Et c’est déjà beaucoup.  

Private Space 

Par Durand Jones & The Indications 

Une pochette aux couleurs néons, cols roulés et vêtements amples, une police ronde et rétro, des couleurs primaires illuminées comme par les reflets d’une boule miroir. La pochette de Private Space, par le groupe de soul et funk américain Durand Jones & The Indications, promet le son bien disco et groovy d’un album des années 70. Étonnamment, bien qu’il soit sorti en 2021, il réussit à atteindre et même à dépasser ces attentes. La balance est difficile pour ces albums qui tentent de répliquer le son d’une autre époque, planant sur la fine ligne entre la fade imitation et l’hommage. Ici, le pari est parfaitement réussi. Private Space propose dix chansons extrêmement bien produites et interprétées, mêlant le meilleur du rythme bienheureux du funk des années 70 à la qualité de l’enregistrement et de la production moderne. Un quarante minutes de pur plaisir, parfait pour mettre de l’ambiance dans une soirée entre amis où vous devez faire plaisir à votre ami admirateur de métal, sa copine fanatique de jazz et leur coloc qui n’accepte rien d’autre que du folk britannique. Tous sauront apprécier le groove rassembleur caractéristique de Durand Jones & The Indications. 


Source: Pixabay

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