Ven. Jan 27th, 2023

Par Carolanne Boileau

Lorsqu’on parle de danse country, le réflexe de beaucoup de gens est de penser aux cabanes à sucre ou aux bons vieux sets carrés. Pourtant, la réalité est bien loin de ce qu’on peut s’imaginer.

En effet, l’univers country est composé de multiples facettes et continue de se renouveler. Pour les adeptes, c’est un loisir dont ils ne peuvent se passer et pour les personnes ne l’ayant jamais essayé, c’est un monde à découvrir. Par chance pour les personnes intriguées par le milieu, l’une des plus grandes écoles de danse country du Québec se trouve tout près, dans la belle région estrienne.

Le Collectif a eu la chance de recevoir en entrevue un professeur de danse qui baigne dans le domaine depuis sa naissance. Jérémi Lepage, petit-fils de Linette Bérubé et Gaston Lévesque, fondateurs du Club Danse Country Estrie, est né dans une famille amoureuse de la danse et de la musique. Devenu professeur de danse country dès l’âge de 20 ans, le jeune homme appartient à la troisième génération de professeurs dans la famille.

Le commencement

En plus d’être l’une des plus grandes écoles de danse country au Québec, le Club Danse Country Estrie fondé par les grands-parents de Jérémi a été la première école du genre au Québec. Maintenant reprise par sa mère, Manon Lévesque, l’entreprise familiale renferme une histoire des plus impressionnante.

« Ma grand-mère était passionnée de danse et mon grand-père l’accompagnait pour le plaisir, à un certain moment ils se sont fait dire à quel point ils étaient bons, tellement qu’ils pourraient offrir des cours de danse », explique Jérémi Lepage.

C’est après cela que le couple s’est lancé dans le domaine. Au départ, l’école fondée par Linette Bérubé et Gaston Lévesque était une école de danse sociale. Cependant, à l’époque, la danse sociale connaissait un certain déclin et le couple sentait que la country deviendrait de plus en plus populaire. Puisque ce genre n’était pas encore arrivé au Québec, il a décidé d’aller s’imprégner du milieu directement à Nashville, aux États-Unis.

Linette et Gaston ont finalement ramené le savoir-faire et l’expertise qu’ils ont appris chez nos voisins du Sud et ont fondé la première entreprise de danse country au Québec. Selon Jérémi, « ils ont démocratisé la country à travers le Québec et sont devenus des pionniers dans le domaine ».

Aujourd’hui, à l’aube des 30 ans du Club Danse Country Estrie, Manon Lévesque a repris le flambeau et continue de faire vivre, à l’aide de son fils, l’expertise et la tradition familiale dans le domaine de la danse. Devenue elle-même un emblème dans le milieu, celle-ci continue de partager sa passion avec les nombreux danseurs qui la suivent dans ses soirées et dans les divers événements auxquels elle participe.

Le milieu de la country au Québec

Pour Jérémi, il est clair que la danse country renferme quelque chose de magique. Au-delà de ses racines familiales, le professeur de danse témoigne de la beauté de son milieu : « La danse, ça fait bouger, mais ça fait surtout sortir les gens, il y a des couples qui se forment, des gens qui se rencontrent et qui deviennent des amis ».

La country n’est donc pas seulement un genre musical ou un style de danse, c’est également une passion commune et même une culture pour beaucoup de personnes. Personne ne se juge, personne n’est en compétition. Les adeptes de danse country se rejoignent pour profiter du moment. « Le plaisir qu’on peut avoir en dansant… les gens ne sont pas conscients d’à quel point c’est plaisant de danser avec des gens dans une belle ambiance », témoigne le jeune homme.

Il admet aussi que des gens de partout viennent danser à Sherbrooke et que la danse country se danse un peu partout à travers le Québec. Ce n’est pas quelque chose qui est très connu selon lui, mais la danse country est très accessible autant sur le plan géographique que financier.

« Ça ne coûte presque rien de venir essayer une soirée de danse country, pour environ 10 $, tu es sûr de passer une belle soirée, de profiter de bonnes musiques et de rencontrer du monde », explique Jérémi Lepage.

Ce qui rend le Club Danse Country Estrie spécial

Bien sûr, être la première école du genre au Québec est déjà assez pour rendre le Club Danse Country Estrie unique, cependant ce n’est pas la seule raison derrière son succès. En plus d’être pionnière dans le domaine, la famille s’assure d’offrir un large éventail de danses.

Par souci de pouvoir accueillir toutes sortes de clientèles, le Club Danse Country Estrie continue d’innover dans le milieu tout en conservant les danses traditionnelles. « Ce qui nous rend différents, c’est qu’on veut conserver l’histoire, mais également évoluer, on innove, mais on n’est vraiment pas gênés de continuer à danser des classiques », mentionne Jérémi Lepage.

Manon Lévesque et son entreprise offrent donc un bassin très large qui ne fluctue pas d’une année à l’autre. Même si de nouvelles danses apparaissent dans le monde, on ne délaisse pas les précédentes pour autant. C’est donc dire que des danseurs de tout horizon peuvent facilement danser tout type de danse lors de leurs soirées.

« Certains pensent qu’on danse uniquement un bon vieux electric slide sur du Shania Twain, mais quand on est dedans, on se rend compte que ce sont des milliers de danses et une multitude de styles de musique », dit en blaguant Jérémi.

À travers son expertise et son histoire familiale, le Club Danse Country Estrie est une entreprise sherbrookoise qui n’a pas eu de mal à faire sa place à travers le Québec. Pour les personnes qui seraient intriguées, mais qui hésitent, le jeune Sherbrookois les encourage à venir entre amis et à au moins essayer.

Pour plus d’informations sur le Club Danse Country Estrie, visitez simplement son site web.


Crédit image @Carolanne Boileau

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Carolanne Boileau
Corédactrice en chef, auparavant cheffe de pupitre pour le journal Le Collectif

Jeune politologue et juriste en devenir, Carolanne est étudiante de troisième année à l'École de politique appliquée au cheminement en droit. Amoureuse de la culture et des gens, elle adore découvrir ce qui l'entoure.

En plus de son implication au journal Le Collectif, Carolanne siège sur la commission politique d'un certain parti provincial, participe au Parlement Étudiant Québec et s'implique dans sa faculté.

Carolanne a été cheffe de pupitre de la section CULTURE de janvier 2022 à août 2022. Elle a ensuite migré vers la section SOCIÉTÉ, qui correspondait à merveille à ses intérêts et à ses compétences. Depuis l'hiver 2023, elle occupe désormais le poste de corédactrice en chef, une promotion bien méritée!