Mar. Avr 23rd, 2024

Par Lé Bonneau 

Entre passion, jeu et création, on retrouve un univers fascinant : celui du zine. Difficile à définir, le zine prend la forme d’autopublications personnelles ou collectives permettant de démocratiser l’art et d’exprimer sa créativité en toute indépendance et en toute humanité. C’est autour d’un café que j’ai pu plonger dans ce monde avec Axel Roy et Caroline Vaillancourt, créateurices d’un tout nouveau club de zine à Sherbrooke.  

La création du club 

Les deux zinestes m’ont raconté que le club s’est créé de façon très organique. Caroline et Axel se sont rencontrés dans un salon du zine et de leur passion de ce médium est née l’idée du club. Au début, l’objectif était de travailler ensemble sur des projets individuels, puis ils ont réalisé que l’espace favorisait la création de zines collectifs. Aujourd’hui, ils ont résumé le club comme un endroit où expérimenter, jouer et créer ensemble.  

La première séance officielle du club a eu lieu le 1er février 2024 au Sporobole et a été un franc succès. Près d’une vingtaine de personnes de tous horizons se sont rassemblées dans un espace de création communautaire et bienveillant. Ouvert à tout le monde, plusieurs personnes participantes ne connaissaient pas l’art du zine. Caroline et Axel m’ont tout de même signifié que le club devrait devenir un espace de développement du savoir avec des zinestes plus ou moins expérimentées qui peuvent se guider entre eux.  

L’écoute 

Dans une approche très humaine, les organisateurices m’ont partagé leur espoir que le club évolue de façon organique. « On regarde ce que le club devient et on écoute », m’explique Caroline. La démarche est teintée de bien-être et de simplicité. 

Pour le moment, le club est nomade et à la recherche de nouveaux endroits pour l’accueillir. Cela lui permet de garder une certaine fluidité, puisque le milieu influence et inspire différemment la création. La prochaine rencontre du club aura lieu le 7 mars, au Sporobole. Un événement sera créé sur Facebook. Le club offre aussi des ateliers sur demande, si ça vous intéresse vous pouvez les contacter par courriel à clubdezines@gmail.com.  

Selon Axel, un danger guette les nouvelles personnes amatrices de zines : celui de développer une passion. Pour iel, le zine c’est « de la création pour soi, c’est plaisant et ça fait du bien ».  

« Le zine est valable parce qu’il existe » 

À la base, un outil de propagande issu de la culture punk, le zine peut être n’importe quoi. À ce propos, Axel m’a parlé de la grande polyvalence du zine. « On peut parler de notre santé mentale, on peut parler de la mécanique de vélo, on peut parler d’un livre de cuisine, on peut parler de la guerre… whatever. Ça peut être politique, ça peut prendre tellement d’avenues. » 

Dans cet univers, le processus de création prime sur le résultat. « Le zine est valable parce qu’il existe », comme l’a exprimé Caroline avant de signifier que… « c’est du génie pur, les zines ». 


Source: LinkedIn Jake Kramer

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