Lun. Mai 16th, 2022

Par Laurie Jeanne Beaudoin 

«Aktiflow», c’est le nom d’un projet créé par des étudiants et étudiantes de 3e année en kinésiologie et pour la communauté étudiante. Ils se sont donné comme mission de démontrer l’impact de l’activité physique sur la santé psychologique et ainsi entrainer plus de personnes dans l’état de flow (état psychologique optimal) que provoque le fait de bouger régulièrement.  

Notamment avec la pandémie, plusieurs études ont confirmé qu’au moins 90 % de la population ne pratique pas les 150 minutes d’activité physique par semaine suggérées par les experts. Souvent, ce sont les mêmes enjeux qui reviennent, les personnes étudiantes se sentent trop occupées entre les études et le travail. Ainsi, Aktiflow se veut une initiative pour aider les gens à se diriger, se structurer et s’instruire positivement dans la pratique de sport. Mathil Ruel, cheffe de projet d’Aktiflow, explique dans une entrevue accordée à Ici Radio-Canada que leur but est de rendre le sport plus accessible à la réalité étudiante : « Étant des étudiants nous-mêmes, nous voulons simplement montrer aux étudiants les impacts que peut avoir l’activité physique sur leur vie et sur leur milieu scolaire ».  

Rôle et motivation 

« Actif », « kinésiologie » et « état de flow », une charade qui résume parfaitement le projet Aktiflow. Créée par 19 personnes étudiantes en kinésiologie, dans le cadre de leur cours Gestion de projet en activité physique, cette initiative vise, vous l’aurez compris, à sensibiliser la communauté universitaire aux bienfaits de l’activité physique et son apport positif sur la santé mentale. 

Félix-Antoine Gagnon, étudiant fondateur d’Aktiflow, mentionne dans une entrevue avec Le Collectif que : « On nous a présenté une problématique qui était de faire rayonner la profession de kinésiologie au sein d’une population et augmenter le niveau d’activité physique de celle-ci. » Le groupe a donc choisi de s’attarder à la population universitaire, car il se voyait bien avoir un grand impact sur cette communauté.  

« C’est tellement bénéfique psychologiquement de faire du sport et pourtant tout le monde en est conscient, donc réellement il faut inciter les gens à agir davantage dans cette direction », confie Félix-Antoine. Comment? Par exemple, Aktiflow partage des suggestions d’endroits où aller marcher à Sherbrooke, des conseils sur l’entrainement, des ressources concrètes et bien plus.  

Une série Web pour sensibiliser  

Dans les contenus Web proposés par Aktiflow, l’activité physique se place comme thématique centrale aux côtés de tous les autres sujets aussi reliés à la santé mentale. Depuis quelques semaines, l’équipe en kinésiologie a commencé à publier sa série de publications sur différentes plateformes (YouTube, Facebook ou Instagram). Celle-ci se diversifie en plusieurs petites capsules informatives sur la santé (le café, l’hydratation, le stress, le sommeil) et les effets sur la performance scolaire. Il y aura aussi des vidéos publiées prochainement sur l’entrainement et les mythes et réalités du sport.  

À venir, Aktiflow participera à l’enregistrement d’un balado, avec EXPLIK balado, un concept présenté par deux étudiants au doctorat à la Faculté des sciences de l’activité physique qui abordent divers sujets en lien avec l’activité physique. Ils recevront pour l’occasion également une invitée spéciale, Véronique Boudreault, psychologue et professeure à la Faculté des sciences de l’activité physique. Véronique s’intéresse particulièrement à la psychologie sportive d’athlètes de haut niveau. Elle pourra donc offrir des trucs à la communauté étudiante pour mieux gérer le stress. Surveillez la diffusion! 

Une profession à connaitre 

Le projet Aktiflow avait comme orientation à la base de promouvoir la profession de kinésiologue en démontrant que ces personnes professionnelles peuvent contribuer au bien-être psychologique. En organisant un vox pop sur le campus, les membres d’Aktiflow se sont rapidement aperçus que la plupart des gens ne peuvent pas précisément expliquer le rôle d’un kinésiologue. Le vox pop et la tournée de kiosque ont donc été de belles stratégies pour aider indirectement à démystifier la profession et instruire la communauté sur le sujet. Si vous ne le saviez pas, un kinésiologue est un professionnel de la santé, expert du mouvement humain, pour qui l’activité physique et motrice est utilisée à des fins de prévention, de traitement et de performance. 

Finalement, le campus de l’UdeS est un bel environnement pour bouger ou vous initier à un nouveau sport. « Pour ma part, c’est une des raisons pourquoi j’ai choisi d’étudier à Sherbrooke, je voulais être plus proche de la nature et faire plus de sport à même mon campus », conclut Félix-Antoine.  

Tout est en place  

Le projet Aktiflow se poursuivra au cours de l’été et sera possiblement repris à l’automne ou délégué à une autre cohorte. Il s’agit tout de même d’un travail de taille. Félix-Antoine affirme que : « Chaque personne a une tâche, un rôle, il y a tellement à faire même si ça ne parait pas, donc tout le monde contribue grandement au projet même à 19, mais c’est effectivement de la gestion. » Pour ces 19 futurs kinésiologues, ce projet touche à de multiples domaines, connus et inconnus : vulgarisation, communications, création, marketing, montage, etc.   

Concours sur Facebook  

Pour consulter leurs contenus, tout se passe sur les réseaux sociaux (Facebook et Instagram). D’ailleurs, un concours est lancé pour courir la chance de gagner une carte-cadeau de 250 $ à la boutique Oberson. Allez jeter un coup d’œil!  

Mention spéciale : Le projet de ces kinésiologues en devenir a vu jour grâce à l’appui de divers partenaires, dont le Fonds d’appui à l’engagement étudiant, le Centre RBC d’expertise universitaire en santé mentale et la Faculté des sciences de l’activité physique.  


Crédit image @ Facebook

Laurie Jeanne Beaudoin
Cheffe de pupitre CAMPUS pour le Journal Le Collectif

Au secondaire, le cours préféré de Laurie Jeanne, c’était le français. C’est probablement une des raisons qui l’ont menée vers le bac en communication. L’écriture a toujours été sa force, bien plus que les présentations orales, avec son profil plutôt discret et calme. Elle aime les plantes, la couture et dans une autre vie, elle joue aussi du violon et du violoncelle.

Depuis qu’elle a rejoint l’équipe du journal Le Collectif à l’été 2021, grâce à sa discipline et sa minutie, Laurie fait fleurir le campus de l’UdeS en lui offrant la visibilité qu’il mérite.